Archive | avril, 2013

Philippe Carrèse, Rudy Ricciotti et le territoire de Marseille Provence 2013

27 Avr

Rudy Ricciotti et Philippe Carrèse« Marseille est la dernière ville mystique du monde », a estimé Rudy Ricciotti. L’architecte, ainsi que l’écrivain Philippe Carrèse étaient présents ce samedi 27 avril 2013 au Pavillon M pour présenter leur vision du territoire MP 2013. Les deux hommes se sont surtout attardés sur la cité phocéenne, sa beauté, son multiculturalisme et sa violence.

« Quand on habite Marseille, on habite dans une carte postale », a relevé Philippe Carrèse. « Ce qui est intéressant, avant tout, c’est l’humain. » Dans la ville, cohabitent des personnes de cultures différentes. Ces habitants étaient réunis sur le Vieux-Port, le 12 janvier 2013, pour le lancement de l’année capitale. « J’ai vécu un truc incroyable, la réappropriation de cette ville par ses habitants On s’est retrouvé comme ça entre Marseillais et là… le frisson », a confié l’écrivain qui participé à la Grande Clameur de l’Hôtel de Ville.

Rudy Ricciotti a, pour sa part, souligné les contradictions de cette ville « à mi-chemin entre barbarie et aristocratie » qui fascine autant qu’elle peut inspirer de la haine. « Quand on arrive à Marseille, on ne peut pas en partir. C’est une ville qui t’absorbe, qui te dévore, qui te rentre par le foie ! », s’est enflammé Rudy Ricciotti. S’il travaille à Bandol, l’architecte parle ou défend la cité phocéenne avec la même ardeur qu’un Marseillais. « L’architecture du Mucem n’a pas la prétention de représenter Marseille », a toutefois insisté son bâtisseur.

Philippe Carrèse et Rudy Ricciotti ont collaboré au livre De Marseille en Provence des éditions Eanna. La rencontre a été l’occasion de promouvoir cet ouvrage. « C’était une évidence, il fallait qu’on fasse ce bouquin », a expliqué l’éditrice Marie Nivière-Rosier. « Il n’existait pas ou peu de livre qui parle à la fois de Marseille et de la Provence. » Les paysages de ce territoire réuni à l’occasion de Marseille Provence 2013 se côtoient donc pour la première fois sur papier glacé.

« C’est un travail de dix ans actualisé avec ce qui sortait de terre », a expliqué le photographe Gilles Martin-Raget. Certains monuments ne figurent pas dans l’ouvrage. Une nouvelle version devrait paraître en 2014, avec ces édifices dont la construction ou la rénovation n’était pas achevé au moment de l’édition de cette balade en images à travers le territoire de l’année capitale.

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Une photographe immergée dans une joaillerie

23 Avr

Rencontres-des-Ateliers-de-lEuroMéditerranée-Frojo« C’est rendre hommage à une femme que l’on aime que de lui offrir un fragment d’éternité (un diamant, ndlr) », considère Richard Frojo. Le directeur général de la joaillerie Frojo était présent, aux côtés de la photographe et réalisatrice Vanessa Santullo au Pavillon M, mardi 23 avril 2013, pour présenter la résidence de cette artiste dans son entreprise dans le cadre des Ateliers de l’EuroMéditerranée. L’oeuvre qui en résulte sera prochainement exposé au Fonds Régional d’Art Contemporain (FRAC).

Vanessa Santullo a passé douze mois en résidence dans la joaillerie Frojo. La photographe avait préalablement établit un programme avec Mécènes du Sud qui est à l’origine de cet atelier. « La première semaine, j’y allais tous les jours, comme une stagiaire. » L’artiste s’est concentrée sur les employés de l’entreprise, qu’elle a questionné et filmé. « Je suis restée en retrait avec la clientèle. C’est un commerce où il y a beaucoup de distance et de respect vis à vis des clients. » Les acheteurs n’étaient,en outre, pas en lien avec le thème qu’avait choisi la jeune femme.

Lors de sa résidence intitulé « Le parcours du bijou, d’une tribu à l’autre », Vanessa Santullo s’est concentrée sur la place de la femme dans l’entreprise. « Je suis rentrée avec une image un peu has been de la femme et du bijou. » Au contact du personnel de la joaillerie, la photographe a découvert « un monde, une famille, un tribu, un groupe… » Elle a également appris l’évolution du commerce du bijou. Ces accessoires ne sont plus l’apanages des hommes, les femmes osent se les offrir elles-mêmes. En outre, les achats systématiques pour les baptêmes, communions ou mariages, n’existent plus aujourd’hui.

« Ce qui m’intéressait, c’était d’avoir le regard d’un artiste parce, que nous sommes dans une profession qui n’est pas nécessaire à la survie de l’espèce », a expliqué le directeur général de la joaillerie Frojo. Richard Frojo est à la tête de l’entreprise familiale. Il y travaille avec son fils Édouard, qui sera le cinquième homme d’une lignée de joaillier qui a débuté en 1854. L’entreprise distributrice de marques en horlogerie possède sa propre production. Avec le temps, les bijoux sont confectionnés avec une plus grande précision, grâce au nouvelles technologie. Au delà du travail d’orfèvre, Vanessa Santullo a été fascinée par les pierre précieuses et l’ambiance de travail « singulière » qui règne dans cette entreprise marseillaise. « Pour un artiste, c’est un formidable observatoire. »

La cuina de Montserrat : un cheesecake à la noix de coco…

22 Avr

gateau noix de coco (5)Montserrat adore cuisiner : les plats catalans dont elle a hérité lerecettes de sa grand mère ou de purs produits de son imagination. Tout est prétexte à passer derrière les fourneaux pour cette jeune Catalane qui rapporte toujours de nouvelles recettes de ses voyages à l’étranger.

Ingrédients :
250g de mascarpone
180g de brownies
100g de spéculoos
100g de noix de coco râpée
150ml de crème fraiche épaisse
80g de sucre
80g de beurre
50g de sucre roux
3 œufs

Passer les brownies et les speculoos à la moulinette électrique, jusqu’à obtenir une poudre fine.

Faire fondre 80g de beurre.

Ajouter 30g de sucre et la poudre de biscuit. Mélanger et retirer du feu.

Beurrer le moule et étaler la pâte en aplatissant avec les doigts. Mettre au réfrigérateur.

Mélanger les jaunes d’oeufs à la noix de coco et réserver les blancs.

Ajouter le mascarpone, la crème fraîche, le sucre et quelques coupeaux de chocolat. Fouetter jusqu’à obtenir une crème lisse.

Battre les blancs en neige.

Ajouter 50g de sucre et le sucre roux en continuant a battre.

Allumer le four à 170°C.

Sortir le moule du réfrigérateur et verser la préparation dessus.

Enfourner pendant 1h30 jusqu’à ce que le dessus du gâteau soit ferme mais encore moelleux.

Éteindre le four et laisser la porte ouverte pendant 1h.

Démouler le gâteau et réserver au réfrigérateur.

Saupoudrer de noix de coco râpée et servir. 

La jungle envahit les vitrines du centre-ville

10 Avr

Concrete JungleLa cité phocéenne devient une véritable jungle urbaine, en cette année capitale, avec une exposition exotique et tropicale dans les rues de la ville. Dans le cadre de Marseille Provence 2013, le projet L’art en vitrine propose aux commerces marseillais et aixois d’habiller ou de détourner leurs vitrines. Ainsi, c’est dans une jungle urbaine que les fashionistas font leur shopping dans le centre-ville de Marseille, depuis mardi 2 avril 2013.

Trente-huit commerces ont détourné leur devanture, en y exposant les photographies de Gilles Pourtier. L’ensemble de ces photographies en 3D prises en Martinique forme le parcours Concrete Jungle mis en œuvre par l’Atelier Tchikebe.

Pour entrer dans cette jungle urbaine et voir apparaître cette forêt vierge en relief, touristes et Marseillais doivent préalablement se munir d’un plan et de lunettes bicolores. Les baroudeurs trouveront gratuitement leur équipement à l’Office de Tourisme et des Congrès, à l’Espace Culture, au Pavillon M, au J1, à la Friche de la Belle de Mai ou directement dans les commerces participants. De liane en liane, les aventuriers marseillais pourront, à l’instar de Tarzan, traverser la jungle urbaine du centre-ville jusqu’au 27 avril 2013.

Défilé pluvieux pour le « Musée mobile »

6 Avr

Le « Musée mobile » du 24ème carnaval de Marseille a parcouru, sous la pluie, le Vieux-Port rénové, samedi 6 avril 2013. Les chutes d’eau n’ont pas entaché la gaieté des carnavalier en route pour l’inauguration d’un « nouveau musée à ciel ouvert », à l’occasion de Marseille Provence 2013.

Le cortège des 11ème et 12ème arrondissements piloté par la compagnie Les Zinvertimbrés fut le premier à braver la pluie, avec « Le palais des rêves et du temps. »

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Un spectacle pyrotechnique a fait apparaître un arc-en-ciel, à travers la pluie sans que le soleil ne refasse surface dans la cité phocéenne.

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Alors que certains carnavaliers dansaient au rythme des roulement de batucada sous l’ombrière, d’autres ont commencé à rejoindre l’Hôtel de Ville, à pied ou à vélo.

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Chaque cortège avait son thème « Le Musée roulant de l’exagération », pour les 15ème et 16ème arrondissements piloté par le collectif Charivari ; « Le Musée des idées saugrenues », pour les 13ème et 14ème arrondissements mené par la compagnie Leda Atomica ; « A Musée vous ! », pour les 9ème et 10ème arrondissements entraînés par la compagnie ZOUAK ; « Muses et Hommes », pour les 6ème et 8ème arrondissements menés par la compagnie F.A 13 ; « Le Panthéon-musée des Super héros », pour les 2ème et 3ème arrondissements piloté par la compagnie Broadway Live et enfin « Fuites d’art », pour les 4ème et 5ème arrondissements entraînés par la compagnie CIRKUL’R.

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Une sphère compilant plusieurs oeuvres d’art a fait office de char dans ce défilé muséal. Elle étaient conduite et mise en scène par des acrobates, sur le quai rénové.

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Le cortège des 1er et 7ème arrondissements piloté par la compagnie d’Ici, a fermé la marche, avec « Le Musée s’emballe. » Les collections du musée de l’ancienne Criée aux poissons ont été déplacées à la dernière minute au nouveau pôle muséal du fort Saint-Jean ! Oeuvres d’arts et invités se sont pressés pour l’inauguration du lieu.

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« C’est n’importe quoi ! », ont lancé aux carnavaliers quelques badauds dépités par le défilé de caisses de transport d’oeuvre d’art.

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