Une photographe immergée dans une joaillerie

23 Avr

Rencontres-des-Ateliers-de-lEuroMéditerranée-Frojo« C’est rendre hommage à une femme que l’on aime que de lui offrir un fragment d’éternité (un diamant, ndlr) », considère Richard Frojo. Le directeur général de la joaillerie Frojo était présent, aux côtés de la photographe et réalisatrice Vanessa Santullo au Pavillon M, mardi 23 avril 2013, pour présenter la résidence de cette artiste dans son entreprise dans le cadre des Ateliers de l’EuroMéditerranée. L’oeuvre qui en résulte sera prochainement exposé au Fonds Régional d’Art Contemporain (FRAC).

Vanessa Santullo a passé douze mois en résidence dans la joaillerie Frojo. La photographe avait préalablement établit un programme avec Mécènes du Sud qui est à l’origine de cet atelier. « La première semaine, j’y allais tous les jours, comme une stagiaire. » L’artiste s’est concentrée sur les employés de l’entreprise, qu’elle a questionné et filmé. « Je suis restée en retrait avec la clientèle. C’est un commerce où il y a beaucoup de distance et de respect vis à vis des clients. » Les acheteurs n’étaient,en outre, pas en lien avec le thème qu’avait choisi la jeune femme.

Lors de sa résidence intitulé « Le parcours du bijou, d’une tribu à l’autre », Vanessa Santullo s’est concentrée sur la place de la femme dans l’entreprise. « Je suis rentrée avec une image un peu has been de la femme et du bijou. » Au contact du personnel de la joaillerie, la photographe a découvert « un monde, une famille, un tribu, un groupe… » Elle a également appris l’évolution du commerce du bijou. Ces accessoires ne sont plus l’apanages des hommes, les femmes osent se les offrir elles-mêmes. En outre, les achats systématiques pour les baptêmes, communions ou mariages, n’existent plus aujourd’hui.

« Ce qui m’intéressait, c’était d’avoir le regard d’un artiste parce, que nous sommes dans une profession qui n’est pas nécessaire à la survie de l’espèce », a expliqué le directeur général de la joaillerie Frojo. Richard Frojo est à la tête de l’entreprise familiale. Il y travaille avec son fils Édouard, qui sera le cinquième homme d’une lignée de joaillier qui a débuté en 1854. L’entreprise distributrice de marques en horlogerie possède sa propre production. Avec le temps, les bijoux sont confectionnés avec une plus grande précision, grâce au nouvelles technologie. Au delà du travail d’orfèvre, Vanessa Santullo a été fascinée par les pierre précieuses et l’ambiance de travail « singulière » qui règne dans cette entreprise marseillaise. « Pour un artiste, c’est un formidable observatoire. »

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