Archive | mars, 2013

Un zoo unique au monde au Parc Longchamp

26 Mar

Le Funny Zoo a ouvert ses portes au parc Longchamp. Après 25 ans d’absence, les anciens locataires ont réintégré leurs cages rénovées. Plus de 120 animaux de taille réelle en fibre de verre sont exposés dans l’ancien jardin zoologique de Marseille.

Palais Longchamp

Dès l’entrée du Palais Longchamp, les Marseillais découvrent les nouveaux locataires du jardin zoologique. Derrière l’édifice qui abrite les musées des beaux-arts et d’histoire naturelle, c’est dans l’eau que les visiteurs admirent les premiers funny z’animaux du zoo : un flamant rose et un hippopotame.

Funny Zoo  3

Dans le funny zoo, tous les z’animaux ne sont pas en cages. Les enfants peuvent caresser le zèbre des plaines, un dromadaire, des rhinocéros et même des dinosaures.

Funny Zoo 2

Dans leurs cages du jardin zoologique de Marseille, les ours semblent inoffensifs.  A quelques pas, otaries, pingouins et ours blancs ne craignent pas la chaleur du Sud de la France. Avec leurs fourrures violettes, rouges ou bleues, ils ne sont pas dépaysés, tout comme le Grand Panda qui mange de l’eucalyptus en regardant les passants.

Funny Zoo 4

Les éléphants comme les girafes dressent la garde devant leur pavillon. Quatre pachydermes encadrent un bâtiment exotique, inspiré de l’architecture de l’Inde mongole.

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Dans la singerie, certains primates s’agrippent aux grillages, d’autres regardent les visiteurs, à l’instar des gorilles rose et violet qui jettent des regards menaçants sur la foule. Les singes de la sagesse se sont également glissés dans l’une des cages du funny zoo.

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Autour de la maison au toit de chaume, les enfants retrouvent les animaux de la ferme : des vaches, des brebis, des moutons, des cochons ou un âne. Les visiteurs plongent ensuite dans une forêt peu arborée, où se côtoient des cerfs et des sangliers.

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Léopards, lions, jaguars et guépards, les funny z’animaux les plus féroces sont réunis dans les cages aux fauves.

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13 funny z’animaux se sont déjà enfuis du zoo et se baladent autour du Vieux-Port. Le 14 avril 2013, 13 nouveaux z’animaux seront dévoilés devant le Pavillon M. Le 16 juillet 2013, 5 funny z’animaux célèbreront, ensuite, les cinq continents du Festival de Jazz. Enfin, le 15 octobre, les 13 derniers z’animaux réserveront une surprise aux Marseillais. Le funny zoo, quant à lui, restera ouvert en 2014 et accueillera de nouvelles espèces, chaque trimestre.

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La Marseillaise a son Mémorial

19 Mar

Mémorial de La Marseillaise (3)Elle a récemment résonné dans les stades de VI Nations, portée par les voix du XV de France et du public français. La Marseillaise aujourd’hui interprétée en début de rencontres sportives est née le 25 avril 1792, à Marseille. La ville abrite depuis deux ans, un musée dédié à ce chant révolutionnaire devenu l’hymne national français : le Mémorial de La Marseillaise.

A l’emplacement d’un ancien jeu de paume, les visiteurs sont accueillis par un énorme drapeau français qui surgit de la façade du bâtiment situé au 25 rue Thubaneau . Passé la grille, dans la cours, le public est transporté dans la période révolutionnaire : « Vivre libre ou mourir », inscrit sur un mur, le haut relief intitulé « Le Départ des volontaires de 1792 », dit La Marseillaise, représenté sur trois panneaux, à l’envers bleu, blanc et rouge qui forment le drapeau tricolore et des cocardes tricolores pendues à un arbre.

Mémorial de La MarseillaiseUne fois le billet acheté, le guichetier distribue une chaise pliable à chaque visiteur. Le parcours de l’exposition, en trois temps, est ponctué de nombreuses projections. La visite débute dans la salle des Marseillaises où des dizaines de versions du chant sont projetées sur les murs. Le public peut également y lire des fac-similés de brochures du Journal des départements méridionaux ou sélectionner, sur des bornes tactiles, la version de l’hymne qu’il désire écouter. Les visiteurs pénètrent ensuite dans la salle des Doléances où neuf personnages racontent la période révolutionnaire à Marseille. Les têtes moulées du député Mirabeau, d’un voyageur anglais ou encore d’une bouquetière royaliste sont animés grâce à des projections. Le journaliste Ricord mènent le récit jusqu’à la naissance du Chant de guerre pour l’Armée du Rhin, écrit par Rouget de Lisle.

Une porte s’ouvre enfin sur une dernière salle, celle du Jeu de Paume, avec son mur classé. C’est ici que l’inscription « Vivre libre ou mourir », prendra tout son sens. Les visiteurs suivent les 517 volontaires marseillais qui parcourent 800km à pied, en entonnant le Chant de guerre pour l’Armée du Rhin pour rejoindre Paris. A leur arrivée, le titre de Rouget de Lisle devient La Marseillaise. La République est proclamée. Il faudra attendre 1795 pour que le chant patriotique soit décrété hymne national. La visite s’achève dans le hall avec une plaque recensant les « Nom des fédérés marseillois morts à Paris dans la journée du 10 août 1792 en combattant pour la liberté » et une exposition temporaire d’œuvres qui réinterprètent Marianne.

Les sept merveilles de l’eau

17 Mar

Les sept merveilles de l'eauLe parvis de la cathédrale de la Major accueille l’exposition Fraternité. Un série de macrophotographies d’eau vives, prises par Claude Dumas dans différents cours d’eau de Provence sont présentés au public. Au pied de la statue Monseigneur de Belsunce, les Marseillais découvriront, jusqu’au 31 mai 2013, « Les sept merveilles de l’eau » autour d’une « Déclaration universelle. »

La « visite » débute par une présentation de l’artiste. Claude Dumas voit dans l’eau, qui est l’un des enjeux majeurs du troisième millénaire, la présence du « Divin. » C’est ainsi que sont nées « Les sept merveilles de l’eau » et la « Déclaration universelle », qui « à travers mers et océan délivre son message de Paix sur les sept continents… »

Les sept merveilles de l'eauSur trois panneaux de fonds noirs, les couleurs vives des macrophotographies attirent les yeux des visiteurs de la cathédrale. Ces oeuvres charment le public autant qu’elles le déconcertent, puisque l’eau n’apparait pas toujours bleue.

Afin de mieux comprendre les images, un tableau est consacré à la « Déclaration universelle », intitulée  « Eau, source de Paix », écrite en douze langues. Elle invite à considérer l’eau comme un droit universel et à la partager de façon équitable à travers le monde. Cette déclaration lance également un appel urgent à la protection de l’eau et de la vie sous toute ses formes « … solidairement unis vers Elle. »

Les sept merveilles de l'eau 5« La goutte d’eau sait peut-être qu’elle est dans l’Océan mais sait-elle aussi que l’Océan est en elle ? » Au delà de la beauté des mots et des images, l’exposition de Claude Dumas est un engagement solidaire en faveur de l’accès à l’eau pour les populations des sept continents.

Dans le cadre de Marseille Provence 2013, les photographies de Claude Delmas seront ensuite exposées au château des Remparts, à Trets, du 16 juin au 3 août 2013.

Hommage à Léo Ferré avec le festival Avec le Temps

14 Mar

Festival-Avec-le-Temps« Avec le temps… Avec le temps, va, tout s’en va. On oublie le visage et l’on oublie la voix », chantait Léo Ferré. Voilà 20 ans que l’auteur, compositeur et interprète de cette chanson s’en est allé. Pour sa nouvelle édition, le festival Avec le Temps rendra hommage au poète disparu, dans le cadre de Marseille Provence 2013.

« Du 16 au 27 mars, Marseille c’est aussi la capitale de la chanson ! », lance Denis Laroussinie, directeur artistique du festival. La douce Emily Loizeau ouvrira le 16 mars, la série de concerts qui se dérouleront notamment à l’Espace Julien. Dominique A, Arthur H, Jean-Louis Murat, La Rue Kétanou, Michel Jonasz, Julien Clerc et bien d’autres se succéderont dans cette programmation « inédite et populaire. » Outre les artistes connus et reconnus, le festival mettra en lumière de nouveaux talents. Ils se produiront seuls ou aux côtés de têtes d’affiche.

Autour du festival qui s’inscrit dans le cadre de la semaine de la langue française et de la francophonie, l’hommage au poète se fera en image, avec une exposition sur Léo Ferré, à l’Alcazar, du 5 au 30 mars 2013 ou la diffusion d’un enregistrement du chanteur sur la scène de l’Olympia en 1972, au cinéma Les Variétés, le 18 mars 2013. Pendant plus d’une semaine, les Marseillais vibreront au rythme des chansons d’un poète disparu le 14 juillet 1993 « dont l’oeuvre n’en finit pas de nous habiter. »

Des Marianne(s) exposées au Mémorial de La Marseillaise

10 Mar

Face à FaceDes Marianne(s) sont exposées dans le grand hall du Mémorial de La Marseillaise. Ce musée dédié à l’hymne national abrite, depuis le 28 février 2013, quatre œuvres qui réinterprètent la figure emblématique de la Marianne. Quinze étudiants de l’École supérieure d’art et de design Marseille-Méditerranée ont participé à un concours initié par la ville de Marseille.

Les oeuvres des quatre lauréates, primées par un jury, ont été exposées à l’Espace Muséal Bargemon, en mai 2012, avant de rejoindre le grand hall du Mémorial de La Marseillaise.

Sommé de tenirHélène Guimberteau a remporté le premier prix avec Face à Face. Cette étudiante a réalisé une mosaïque de 200 portraits de Marseillaises laissant apparaître la Marianne en surimpression, comme un effet 3D.

Le deuxième prix a été attribué à Sabrina Belouaar, pour son oeuvre Un écrin de Marianne. Tel un bijou, le buste de Marianne est présenté dans un écrin. La troisième lauréate est Amandine Guruceaga, qui a réalisé Sommé de tenir. Ce totem qui redessine des courbes féminine arbore une tenue aux multiples tissus hauts en couleurs, reflets de différentes cultures.

Dans Marianne il y a aimer (Ann), Jean-Luc GodardLe jury avait décerné un prix « coup de cœur » à Eleonor Chartier, pour Dans Marianne il y a aimer (Ann), Jean-Luc Godard. Un aimer de néon tricolore nourrit un poupon coiffé d’un bonnet phrygien.

Les Marianne(s) resteront au Mémorial de la Marseillaise jusqu’au 31 mars 2013. A l’issue d’une exposition au coeur de la révolution française, les visiteurs peuvent admirer plusieurs représentations de celle qui incarne la République. Les oeuvres seront ensuite exposées dans les Bureaux Municipaux de Proximité de la Ville de Marseille.

Rendez-vous au(x) David(s)

9 Mar

Rendez-vous au(x) David(s)La statue de David, réplique celle de Michel-Ange réalisée par Jules Cantini, érigée à la porte des plages du Prado, le regard rivé sur l’avenue du même nom, s’est démultipliée. Treize œuvres d’artistes plasticiens ont été sélectionnées par un jury, sur une trentaine reçue, et sont exposées dans les 6e et 8e arrondissements, des Goudes jusqu’au Cours Julien. Ces « Rendez-vous aux Davids » sont donnés au public dans le cadre de Marseille Provence 2013.

Juste derrière « Le David », une nouvelle statue a été installée : Centon de Christophe Perez. Cette interprétation de l’oeuvre de Michel-Ange en béton est née de l’assemblage de différentes parties de corps moulés de Marseillais. Toujours sur les plages du Prado, Mirador balnéaire de Amandine Guruceaga est la réappropriation d’un élément architectural : le belvédère. Au rond-point escale Borély, Convergence de Dominika Griesgraber, invite, ensuite les Marseillais à la réflexion. L’artiste casse la symétrie du visage de David dont seule la partie droite et représentée quand l’autre reflète les passants interpellés par la maxime de Victor Hugo : « C’est par le réel qu’on vit c’est par l’idéal qu’on existe. » Au rond‐point Jourdan Barry, Le Castagnole de Georges Pellissier et Julien Darnis est une sculpture en inox miroir plié représentant un poisson. Sur la place Engalière, avec La face cachée, Yavo Landry Komenan, évoque la vie du roi David et plus particulièrement « sa relation cachée avec la femme de son serviteur Hury qu’il fit assassiner. » Enfin, aux Goudes, la silhouette de David est redessinée dans un bloc de béton armé, Crack Concrete de Boris Chouvellon.

La balade se poursuit dans le parc de Bagatelle qui abrite trois David(s). Une partie du paysage chinois s’invite à  Marseille, avec Mistral de Wang Yiyang et Manu Li Wanxu. Derrière la mairie des 6e et 8e arrondissements, dans un coin de verdure, le corps du David 2.0 de Edline, en 3D et en fils noués, fixé aux arbres, se meut dans les airs au gré du vent. A quelques pas et dans un autre genre, un interprétation haute en couleurs de la statue est installée. Homocamelopardalis de l’association de la Bourgette est une représentation en mouvement. Direction ensuite la place Delibes, où Le David girouette de Sofi Urbani est un miroir qui reflète la vie du quartier sur son corps.

Une sculpture aux couleurs de la cité phocéenne fait face à la Préfecture, sur la place Felix Baret, Conversation de Luco Cormerais. Deux autres oeuvres se dressent dans le 6e arrondissement. Sur le Cours Julien, à proximité de l’accès au métro, le Goliath de Nathan est une digression moderniste vis‐à‐vis du David. Dans le square Pierre Puget, Impérieuse Rumeur de Pascale Mijares, suscite les questionnement : Que contient cette caisse de transport ?

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Rue Venture

6 Mar

rue VentureNichée entre la rue Paradis et la rue Saint Ferréol, une courte voie piétonne, abrita trois illustres personnages. Dans les bâtiments érigés le long des 114 m de la rue Venture séjournèrent tour à tour : Stendhal, de 1805 à 1806 ; Gaston Defferre, de 1931 à 1934 et Robert Laffont, de 1941 à 1944.

Cette artère est située dans le quartier de l’Opéra, lieu agité des nuits marseillaises au XXème siècle. Si le numéro 4 abrite aujourd’hui la Mutuelle des Municipaux, l’adresse était autrefois celle de Chez Madame Coste, un « lupanar renommé et select de la rue Venture », comme le décrit Jean-Pax Méfret dans Un flic chez les voyous.

4 rue Venture« Les Ciamossi (propriétaires de la maison close) étaient réputés avoir d’excellentes affaires grâce à leur clientèle allemande », écrit Patrick Buisson dans 1940-1945 Années érotiques : De la Grande Prostituée à la revanche des mâles. A la libération de Marseille, les cadavres des époux Ciamossi sont retrouvés, elle à Saint-Just et lui dans le quartier du Merlan, « sans doute déposé là par un épurateur humoriste », ajoute l’auteur. A la suite de l’adoption de la loi Marthe Richard, la maison close ferma ses portes en 1946.

Au début des années 1930, Gaston Defferre travaillait comme avocat stagiaire au cabinet Renaudin, 5 rue Venture. Celui qui fut maire de Marseille pendant plus de trente ans croisait alors régulièrement la tenancière de Chez Madame Coste. Lorsque le jeune homme fut mis à la porte par sa logeuse qui n’appréciait pas ses discours, la maquerelle lui offrit l’hospitalité.

14 rue Venture« En 1805 et 1806, Stendhal, avant d’écrire La Chartreuse de Parme, vécut quelques mois dans cette maison », indique la plaque accrochée sur la façade de l’immeuble situé au 4 rue Venture. Arrivé à Marseille par amour pour la comédienne Mélanie Guilbert, l’écrivain ne séjourna que dix mois à cette adresse, qu’il quitta après leur rupture.

19 A rue VentureC’est au 4ème étage de l’immeuble situé au 19a rue Venture que naquirent en 1941, les éditions Robert Laffont. Le Marseillais avait 24 ans lorsqu’il fonda sa maison d’édition et publia une premier ouvrage : la tragédie grecque de Sophocle Oedipe roi, adaptée par Gabriel Boissy, en vers eumolpiques (des vers sans rimes, avec une alternance de terminaisons masculines et féminines). En septembre 1944, Robert Laffont quitta Marseille et installa sa maison d’édition à Paris.

L’éditeur est décédé le 19 mai 2010 à Neuilly-sur-Scène. Trois de ses cinq enfants ont suivi les traces de leur père. Anne Carrière fonda les éditions Anne Carrière, en 1994. Isabelle et Laurent Laffont sont respectivement directrice générale et directeur éditorial aux éditions Jean-Claude Lattès. Patrice Laffont a, quant à lui, choisi la voie de la comédie et en parallèle d’un métier d’animation de télévision.

19 rue Venture (2)Dans le même immeuble qui abrita les éditions Robert Laffont, au numéro 19, se trouvait le siège du plus ancien journal de Marseille : le Sémaphore de Marseille, de 1827 à 1944. Une illustre plume écrivit anonymement dans les colonnes du quotidien de février 1871 à mai 1977.

19 rue VentureBien avant de rédiger le célèbre article « J’accuse » dans L’Aurore, Emile Zola rédigea quasiment quotidiennement les « Lettres de Paris », pour le Sémaphore de Marseille.

Ce quotidien, généraliste à l’origine, se spécifia, au début du XXème siècle, dans le domaine maritime. Condamné pour avoir poursuivi sa parution durant la seconde guerre mondiale, le journal cessa sa publication peu après la libération.

Cernée par de nombreuses boutiques, la rue Venture représente une escapade historique dans le 1er arrondissement de Marseille.