Archive | août, 2012

Annulation du premier soir de la Bodega del Mar…

31 Août

« A cause d’un épisode venteux particulièrement violent, nous avons été obligés d’annuler toutes les manifestations qui étaient prévues ce vendredi 31 août 2012, dans le cadre des traditionnelles festivités de la Bodega del Mar », explique Alain Ferrand, maire du Barcarès, sur son site internet.

Deux jours de fiesta étaient prévus dans les rues du village, avec au programme des défilés équestres, des jeux de gardians et taurins ainsi que de grands spectacles pyrotechniques. Seize Bodegas associatives et professionnelles devaient s’installer afin de proposer essentiellement des spécialités catalanes.

Durant le week-end du 1er et 2 septembre 2012, Météo France prévoit un vent de secteur nord/ nord-ouest assez fort, avec des rafales de 70 à 80 km/h dans la plaine du Roussillon et 80 à 100 km/h sur les crêtes avec des pointes pouvant atteindre 120 km/h au cap Béar. La préfecture des Pyrénées-Orientales en appelle donc à la vigilance de chacun. « Je suis le premier à regretter cette annulation, précise Alain Ferrand, mais je le répète, face aux risques exposés par Météo France il aurait été inconscient de maintenir ce rendez-vous, pour ce qui concerne cette journée du vendredi 31 août 2012 en tout cas. » Les associations se sont affairées ce matin afin de préparer les plats qu’ils souhaitaient vendre ce soir sur leur stand. Déçues, elles espèrent que la Bodega sera maintenue samedi soir. Cette décision sera prise demain.

La cuisine d’Héloïse : Les brownies aux Smarties…

29 Août

Photo : Héloïse

Passionnée de cuisine, Héloïse collectionne les livres de recettes et déborde d’imagination pour concocter des plats et desserts à sa famille ou à ses amis.  

Ingrédients :

200g de chocolat
150g de beurre
150g de sucre
75g de Smarties
60g de farine
3 œufs
sel

Préchauffer le four à 180°C.

Faire fondre le chocolat et le beurre.

Battre les œufs et le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse.

Y ajouter, peu à peu, la farine, une pincée de sel et le chocolat.

Beurrer le moule et y verser la préparation.

Faire cuire pendant 20 minutes.

Laisser refroidir avant de démouler et de décorer les brownies avec des Smarties ou d’autres bonbons.

Arrivée à Borély pour NKM…

25 Août

La caravane de Nathalie Kosiusko-Morizet achevait son tour de France à la rencontre des militants cet après-midi, à Marseille. Accueillie par la conseillère régionale Monique Robineau, l’ancienne ministre s’est prêtée à une série de questions/réponses avec l’assemblée venue pour l’occasion à l’Escale Borély.

Porte-parole de Nicolas Sarkozy, lors de la dernière élection présidentielle, Nathalie Kosciusko-Morizet brigue aujourd’hui la présidence de l’UMP. Les 18 et 25 novembre prochain, les militants éliront leur chef de file. Afin d’être officiellement candidate, l’ancienne ministre de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement doit obtenir 8 000 parrainages. Avec sa caravane, elle a sillonné la France pendant trois semaines, depuis le 6 août dernier, afin de mobiliser un maximum d’adhérents UMP derrière sa candidature.

A Marseille, la caravane était installée sous la grande roue, à quelques pas des baigneurs. Une table était dressée avec des bulletins expliquant la démarche à suivre pour parrainer la candidate ainsi qu’une feuille présentant les douze propositions du « contrat de Conquête », afin de réorganiser le parti. Des membres de l’équipe de la députée de l’Essonne, vêtus de t-shirt avec l’inscription : « J’aime NKM Je la parraine ! », proposaient des collations aux personnes présentes, pour les faire patienter ou  qu’elles se désaltèrent pendant le débat. La future candidate a focalisé son discours sur l’avenir du parti et l’échéance des élections municipales de 2014.

S’ils obtiennent leurs parrainages, Nathalie Kosciusko-Morizet et l’ancien ministre de l’agriculture Bruno Le Maire devraient être les arbitres du duel attendu entre le secrétaire général sortant Jean-François Copé – qui n’a pas encore officialisé sa candidature, mais devrait le faire demain à Châteaurenard – et son ancien premier ministre François Fillon.

Tournage à Marseille : En quête d’expérience…

24 Août

Une équipe amatrice de tournage a investi le lycée Périer, à Marseille, hier et aujourd’hui, pour la réalisation du court métrage Du cliché à la réalité qui raconte les mésaventures de quatre lycéens.

« Avec peu, on peut faire beaucoup », lance Sonia Buth. A la tête d’une association, elle « a de l’expérience dans le milieu du spectacle », explique David Nguyen. Les deux jeunes gens travaillent sur des projets en commun et elle est venue « filer un coup de main » pour cette première co-réalisation. C’est notamment son association qui a investi pour la régie. Quelques collations pour la trentaine de figurants – amis et amis d’amis – qui patientent entre deux prises. « C’est la moindre des choses », note David Nguyen. Ce jeune homme vient d’obtenir un baccalauréats ES, après des études dans ces murs et s’apprête à entrer en faculté de théâtre. Lorsqu’il a rencontré Emmanuel Obré sur le tournage d’une publicité, il lui a présenté son projet. Le comédien à l’Antidote, a été séduit par la motivation du lycéen. Ce dernier s’est donc empressé d’écrire son premier scénario. Thad, Chloé, Sam et Lola sont des élèves de terminale, les deux premiers sont les meilleurs amis du monde, les deux autres un couple en perdition. Tout bascule lorsque « Sam flashe sur Chloé » et que Thad décide d’avouer à la même jeune qu’il l’aime en secret. « Il y a des touches d’humour », relève Emmanuel Obrié, qui interprète le rôle du meilleur ami de Thad.

David Nguyen, qui endosse les traits de Sam, a ensuite élaboré un casting « métissé », essentiellement via Facebook. « Avec zéro budget, c’est difficile. » Comédien depuis deux ans dans la troupe Frontière au théâtre de la Cité, le jeune homme fait de la figuration. Sur les plateaux de tournage de Plus belle la vie, il a rencontré Jean-François Malet. « On a sympathisé et j’ai voulu tenter. » L’acteur confirmé a rejoint l’aventure et incarne un professeur. Sa dernière casquette est celle de metteur en scène. « J’ai appris en regardant mon metteur en scène. Je fais aussi de la danse, ça m’a beaucoup aidé pour l’espace », raconte David Nguyen. Enfin, sur le tournage, il retrouve Emmanuel Obré, à la fois cameraman et monteur.

« On n’a pas beaucoup d’expérience mais on fait tout pour que le résultat soit le plus professionnel possible », indique David Nguyen. Son co-réalisateur renchérit : « On ne voulait pas tomber dans la parodie, faire du sous Plus belle la vie. Les jeunes comédiens, pour beaucoup issus du théâtre jouent juste. » Cette quête d’expérience regroupe plusieurs domaines puisque deux maquilleuses et une coiffeuse en formation, font parti de l’équipe de l’ombre. Le court métrage Du cliché à la réalité devrait être diffusé en avant première dans une salle de la Canebière.

Article réalisé pour le journal la Marseillaise, publié le 24 août 2012.

6e salon du savoir faire pieds-noirs : Les Catalans associés…

23 Août

Le 6e salon du savoir faire pieds-noirs ouvrira vendredi 24 août à Barcarès. Des exposants seront installés jusqu’à dimanche 26 août au Mas de l’Ille, afin de faire découvrir le savoir faire pieds-noirs aux visiteurs. Accueillis en terre catalane depuis six ans, l’USDIFRA (Union Syndicale de Défense des Intérêts des Français Repliés d’Algérie) a décidé d’associer, cette année, le savoir faire catalan, à celui des pieds-noirs.

Pour le cinquantenaire de l’indépendance de l’Algérie et de « l’exode » des pieds-noirs, le côté festif de l’évènement sera associé à une commémoration. Le film La valise et le cercueil de Charly Cassan et Marie Havenel, qui retrace la vie en Algérie, sera projeté vendredi soir. En outre, trois cérémonies sont prévues, deux à Barcarès et une à Perpignan. Pour le reste du programme, il se déroulera autour de la cuisine, avec une sardinade, une macaronade, un couscous ou une paella.

L’an dernier, le salon bénéficiait de la médiatisation dû à la présence de Marine Le Pen, alors candidate à l’élection présidentielle, et côtoyait les bureaux de votes du premier – et unique – tour de l’élection municipale partielle. Cette année, la manifestation aura pour marraine l’ancien maire de la station balnéaire Joëlle Ferrand.

Els viatges de Jaume : Croisière en Norvège, la cathédrale de Trondheim…

18 Août

En juin dernier, Jaume a fait une croisière en Norvège à la découverte des fjords. Douze jours sans voir la nuit et à manger du saumon midi et soir, le Catalan s’est familiarisé avec ce pays nordiste. Troisième épisode : Trondheim…

Fondée à l’embouchure de la Nidelv, Nidaros fut la première capitale de la Norvège, jusqu’en 1217, lorsque le roi Håkon III s’installât à Bergen. Renommée Trondheim à la fin du Moyen Age, la ville devient alors capitale religieuse du royaume.

La dépouille du roi Olav II, mort lors de la bataille de Stikestad, en 1030, a été transportée à Nidaros. Pendant son règne, Olav II voulu convertir son peuple au christianisme. Exilé en Russie, il décida de reconquérir son trône mais fut stoppé par la défaite de son armée à Stikestad. L’année suivant, il fut canonisé. La cathédrale de Nidaros, érigée sur l’emplacement de la tombe de Saint Olav, devint un important lieu de pèlerinage. C’est également en son sein que se déroule, encore aujourd’hui, le sacre des rois de Norvège.

Trondheim demeure un haut lieu de la vie spirituelle jusqu’à la Réforme et la fuite de l’archevêque, en 1537. La cathédrale a subi de nombreux incendie. Sa dernière restauration a été entamée en 1869.

Le 21 mai 2012, le parlement norvégien a entériné la séparation de l’Église et de l’État, et annoncé par le biais d’un communiqué : « La religion évangélique luthérienne ne sera plus la religion officielle du pays et l’Église norvégienne recevra des fonds publics de la même manière que les autres Églises. » L’Église nomme désormais seule ses évêques, alors qu’elle devait auparavant proposer des candidats au gouvernement. La famille royale reste toutefois membre de l’Église évangélique luthérienne, alors que les ministres ne le doivent plus.

La route du pèlerinage entre Oslo et la cathédrale de Trondheim a reçu la mention « Itinéraire Culturel du Conseil de l’Europe » en 2010 et de nombreuses personnes suivent encore le chemin de Saint Olaf. Direction le Cap Nord…

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Une multitude de petites fêtes la nuit au Prophète…

17 Août

Dans la journée, ils préfèrent Manousque ou les Goudes, mais le soir, c’est la plage du Prophète… A la nuit tombée, des dizaines d’attroupements prennent possession des lieux. En contrebas de la Corniche et loin du vrombissement des voitures, la plage prend peu à peu son allure nocturne.

« No woman no cry. No woman no cry… », à l’écoute de la célèbre mélodie, une bande de potes reprend à tue-tête la chanson de Bob Marley. Munis de guitares et d’un ampli, le groupe est remarqué sur la plage. Ils ne sont pourtant pas les plus nombreux. Un rassemblement d’adeptes du CouchSurfing (service en ligne qui met en relation des personnes proposant et cherchant un hébergement temporaire) a envahi le coin bétonné de la plage. Adossés au mur ou assis sur les rochers, avec leurs énormes sacs à dos, hôtes et invités trinquent ensemble.

Installé de façon pseudo concentrique autour des victuailles, le groupe est venu fêter ses Catherinettes, bien que les jeunes filles n’en aient pas la coiffe. Il faut bien un prétexte pour se réunir et faire la fête sur le sable. Comme « le 25 novembre, c’est moins fun », Fanny, Hélène et les deux Marie ont décidé de faire un bon en avant de trois mois et de célébrer leur célibat à 25 ans. Au milieu des cadavres de bouteilles, tupperware et autres paquets de chips. « Il y a un engagement éco-citoyen », confie Hélène. En effet, certains gobelets font, pour la soirée, office de cendriers.

A deux pas, un jeune homme tente péniblement de mettre en route un barbecue devant quelques moqueurs. « La dernière fois, il a mis une heure et demi ». Le jeune homme ne se laisse pas décourager pour autant. « Il n’y a que celui qui ne tente pas qui n’y arrive pas. » Ses voisins qui poussent la chansonnette sur Bambino de Dalida, lui redonnent du baume au cœur dans sa tâche.

Face à ses tentatives quasiment désespérées de faire du feu, la sécurité veille mais n’intervient pas. Les toilettes sont même restées ouvertes. Chacun le sait, pour pouvoir continuer à faire des soirées sur la plage, il faut la laisser intacte après son passage. Les fins des réjouissances sont donc toute trouvées : C’est nettoyage…

Des bandes de potes, etc

« C’est une soirée en petit comité sur une plage paradisiaque », explique Aldo. Dans ce cercle, tout le monde ne se connaît pas. Leur point commun : Ils se sont inscrits sur le site On va sortir ! (OVS), afin de participer à l’événement. Un avant goût avant « la grosse soirée déguisée » du 25 août, sur cette même plage. OVS propose aussi des après-midi de tricots ou de tirs. Il s’agit de faire des rencontres et des activités nouvelles. « Vendredi, je vais à une soirée où je connais degun. Faut être sociable », raconte un participant. Indépendamment du concept, au fil de la soirée, les groupes se scindent ou s’élargissent au gré des humeurs.

Il y a aussi les retardataires. « Ah, il y a Jojo ! », s’exclame une jeune fille. « Tu étais attendu comme le messie ». Le jeune homme, arrivé avec un ami et en train de saluer ses complices de soirée, renchérit : « Moi, c’est Jo, lui c’est Jo. »

L’ambiance n’est pas seulement amicale la nuit sur la plage, il y a aussi des familles. Des enfants, encore en maillots, courent et se roulent dans le sable, fascinés par un groupe de jeunes qui jouent au volley sur le terrain. Certains adultes sont moins en joie. « On devait retrouver des amis, qui ne sont pas venus, ronchonne une mère de famille, on habite loin, en plus ». La bonne humeur des jeunes novembristes ne semble pas s’emparer d’elle. Ces groupes intergénérationnels sont toutefois les premiers à partir. Avec leurs nombreux sacs, certains sont là depuis la fin de la matinée.

« Rémy ! C’est vous qui jouez ? J’étais en train de danser sur votre musique », lance Isa, à la vue d’une silhouette familière marchant sur le sable. Les retrouvailles sont chaleureuses puis la fête se poursuit, chacun dans son groupe.

Et si on refaisait le monde !

En avançant vers la mer, les réunions sont plus intimistes et les cercles regroupent moins d’une dizaine de personnes. L’ambiance est également plus calme, pas de cris, ni de musique. Au bord de l’eau, c’est confessions et discussions, philosophiques ou non. L’essence même des nuits sur le sable : Refaire le monde avec des « si », prédire l’avenir, commérer sur le présent, répondre à des questions existentielles et pourquoi pas se laisser tenter par un bain de minuit, ou perdre un pari.

Un cercle éclairé à la lueur de bougies qui de loin pourrait faire penser à une œuvre artistique n’est en définitive qu’une façon de se voir. Les soirées sur la plage c’est bien, mais pour jouer au carte, par exemple, la lumière de la lune ne suffit pas.

Musique ou pas, l’atmosphère iodée qui règne sur les soirées d’été sur le sable n’est semblable à aucune autre. Il s’agit essentiellement de veillées entre amis, propices aux rencontres amicales d’un soir. Lorsque le cercle est grand, il est scindé en plusieurs groupes.

La plage du Prophète s’impose comme le lieu idéal pour de grosses soirées à petit budget.

Article réalisé pour le journal la Marseillaise, publié le 17 août 2012.