Archive | juin, 2011

La dernière séance …

30 Juin

Joëlle Ferrand a présidé sa dernière réunion publique en temps que « maire » ce soir à la maison des associations, lors d’un question-réponse. En préambule, elle a annoncé que la cour de cassation avait rejeté, hier, son pourvoi. Elle devient inéligible pour cinq ans et passe ainsi du statut de conseillère municipal, qu’elle a endossé hier, à celui de citoyenne lambda.

Même si elle intervenait comme ancienne maire, Joëlle Ferrand disait « on » pour parler des prochains chantiers que le conseil municipal va mettre en place, mais s’est exprimé avec une liberté déconcertante car « j’ai été salie » dit-elle.

Sobrement, elle a terminé sa séance par un « Mesdames, messieurs, merci de votre accueil, de votre chaleur et vous pourrez suivre le fil de l’actualité. Bon été en tout cas. Bonne saison. »

Avant 3 mois, les électeurs barcarèsiens se rendront aux urnes afin d’élire le nombre de conseillers manquants pour que le conseil municipal soit au complet. Une fois que tous les sièges seront pourvus, les conseillers éliront un nouveau maire. 

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Plus de maire au Barcarès …

29 Juin

« Devant un tribunal, être maire, c’est un élément à charge. Je l’ai vu à la cour d’appel de Montpellier » a déclaré Joëlle Ferrand. Entre colère et tristesse, celle qui fut maire du Barcarès pendant 12 ans, est revenue sur sa démission, lors d’un question-réponse au centre Jean Cocteau.

A l’occasion de la question d’un barcarèsien au sujet de dragage, l’ancienne maire ironise « En matière de dragage, je m’y connais. » En effet, Joëlle Ferrand s’est pourvu en cassation dans une affaire de dragage datant de 2003. La décision de la cour est attendu pour septembre. Alors qu’elle avait été relaxée par le tribunal de Perpignan, elle a été condamnée à 5 ans d’ intelligibilité, 10 000 euros d’amende et 18 mois de prison avec sursis par la cours d’appel de Montpellier. Malgré cela, elle ajoute que « S’il fallait recommencer, je prendrai la même décision », ce qui lui vaut les applaudissements du public. Par la suite, la colère prend le dessus, elle dénonce « l’opposition médiocre » à l’origine de sa mise en examen. A cause « d’opposants de piètre qualité », les électeurs de Port-Barcarès devront revoter avant 2012, afin que le conseil municipal soit complet pour élire le nouveau maire. En attendant, Marie Roses troque son rôle de première adjointe pour celui de première magistrate.

Les questions se transforment en témoignage de sympathie. « Depuis que vous êtes à la mairie, la ville a changé de visage. J’espère pour vous que la justice va y voir plus clair. Parce qu’on a vraiment une justice de gauche » déclare un barcarèsien. Les « bon courage » agrémentent toutes les questions des citoyens.

Joëlle Ferrand entame ensuite son discours d’explication. Dans une lettre datée du 28 juin et adressée au préfet, elle démissionne de sa fonction de maire, tout en conservant son siège de conseillère municipale. Cette décision mûrement réfléchie « n’a pas été facile à prendre dans la mesure ou je ne voudrais pas que ce soit mal interprété par mes concitoyens » précise t-elle. La saison touristique a déjà été préparé et la nouvelle conseillère municipale l’assure : « On se reverra… »

Le Lydia, « sempre endavant » …

26 Juin

Le Lydia a pris un nouveau départ, hier soir, après son rachat par la municipalité barcarèsienne. A cette occasion, « la sirène du Barcarès » a narré l’histoire du paquebot des sables pendant que des images étaient projetées sur la coque du navire. A la suite de la créative rétrospective, madame le Maire a lancé une bouteille sur la coque, après avoir dit quelques mots, comme pour inaugurer le bateau amené de Marseille en 1967, afin d’être ensablé au Barcarès. La beauté du show a peut être fait oublier l’espace d’une soirée son prix de rachat de un million et demi d’euros par la ville de Port Barcarès.

La projection a ravi la plupart des spectateurs présents qui ont apprécié « l’imagination de ce magnifique spectacle » explique Yolande, 72 ans. Il y a néanmoins un bémol, à la fin de la projection, certaines personnes déplorent l’absence de feux d’artifices. C’est le cas de Charles 14 ans, que sa mère taquine « mais tu l’as eu ton feu d’artifice… sur le bateau ». En effet, « l’inauguration » s’est terminée par la projection d’un spectacle pyrotechnique sur la coque du paquebot.

Le Lydia abrite désormais des expositions gérées par l’office de tourisme. Elles qui côtoieront, bientôt, des prestataires privés que cherche la commune pour reprendre le restaurant et le casino.  

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La plage du Barcarès s’est embrasée…

23 Juin

Le 23 juin, en Catalagne, ce sont les feux de la Saint Jean… Pour la station balnéaire qu’est Port Barcarès, cet évènement folklorique est l’occasion de débuter les festivités de la saison touristique. Néanmoins, il n’y avait pas foule pour l’arrivée de la flamme du Canigou via la terre, portée par les enfants et via la mer, conduite par les rameurs de Barcarems.

Le rendez vous était donné à 21h pour les enfants des associations. A la nuit tombée, les torches sont allumées mais ne cessent de s’éteindre. Il faut faire vite. Le défilé, composé de quelques enfants et adultes vêtus de t shirts portant le sigle du Barcarès, démarre en toute discrétion. Aux abords de la place de la république, les hommes et les femmes vêtus de tenues traditionnelles catalanes, qui constituent la queue du cortège, sont applaudis à leur passage. Quand les flammes atteignent la plage, les torches sont plantées dans le sable de façon à faire un chemin de lumière. Il faut attendre les bateaux qui portent la flamme descendue du Canigou. La vrai, pas celle allumée par un briquet. Quatre embarcations ornées de guirlandes lumineuses apparaissent au loin. Un enfant débarque de l’une d’elles et donne la flamme à Madame le maire. Le feu s’embrase enfin sur l’air de la Santa Espina (une célèbre sardane) et « les deux catalanes du Barcarès » lisent le message de paix et d’amitié  avant que Joëlle Ferrand, la mairesse ne le prononce en français. La maigre foule se disperse pour aller chercher le pain de l’amitié (du pain à l’anis) ou les herbes de la Saint Jean (un bouquet de quatre herbes qui porte chance). L’orchestre « Best Of » prend le relais et va animer la reste de la soirée.

Avec un folklore trop présent, les catalans qui vont aux feux de la Saint Jean par habitude risquent de déserter de plus en plus cette fête. Après la controverse des caperutxos lors de la dernière procession de la Sanch, les fêtes catalanes sont-elles amenées à disparaître du paysage français ? 

Danses à Montpellier…

19 Juin

Heidelberg, l’allemande et Barcelone, l’espagnole, sont deux villes jumelles de Montpellier. A l’occasion du 31e forum sportif et culturel qui se tient dans la capitale héraultaise depuis vendredi et jusqu’à jeudi prochain, des danseurs français, allemands et espagnols se sont succédés hier, sur le parvis de l’Opéra Comédie.

Les danseurs montpellièrains de l’école Calor Danseenflamment d’abord le public avec de la salsa puis de la samba, dont les promeneurs ont particulièrement apprécié les tenues affriolantes des quartes jeunes danseuses. L’ambiance plus calme des danseurs classiques des écoles de Montpellier et Barcelone a néanmoins tenu le public en haleine. Les jeunes d’Heidelberg déboulent sur l’estrade pour plusieurs danses (hip hop, jazz, modern danse et break danse), accompagnés du trio montpellièrain darlight. Entre deux et dix sur scène, les jeunes allemands se déchaînent dans différents styles de danses et ont même dansé sur la chanson Je veux de Zaz. David Azema et Johanna Goldberg, de la compagnie montpellièraine Imagine, ont peiné à prendre la relève avec deux extraits de leur spectacle Couple mariage. Le couple danse sur des musiques inattendues, mimant des scènes de la vie quotidienne et surtout déconcertant les passants. A l’annonce des prochains groupes : GRS de Montpellier puis d’Heidelberg, les spectateurs restent dubitatifs, mais la surprise est bonne. Trois tranches d’âges d’élèves de Claquettes en vogue ont terminé ce tour de danse, avant de laisser place à une fanfare perpignanaise, qui clos cet après midi multilingue. Les jeunes espagnols et allemands rejoignent enfin leur famille d’accueil…

Des milliers de concombres à la préfecture…

15 Juin

250 tonnes de légumes ont été déversées, hier après midi, devant la préfecture de Pyrénées Orientales, à Perpignan. Des concombres, des pommes de terre… des légumes invendus à cause de la crise sanitaire qui a frappé l’Allemagne s’amassaient au bord de la Basse. Une vingtaine d’exploitants agricoles se sont soulevés face à l’aide européenne, de 210 millions d’euros, qui doit dédommager leurs pertes et qu’ils estiment « insuffisante » pour toute l’Union Européenne.

Mercredi dernier, les maraîchers des Pyrénées Orientales avaient déjà montré leur mécontentement, en déversant 20 tonnes de concombres devant le concessionnaire automobile allemand : BMW. Hier, c’est aux vues de tous qu’ils ont commencé leur manifestation par une opération escargot entre le Soler et Perpignan. Cependant, si les manifestants ont gêné la population sur la route, ils ont fait le bonheur des promeneurs du quai Sadi Carnot.

Triste défaite pour les cadets de S.C.R. XV…

11 Juin

Les cadets de Rives d’Orb XV sortent vainqueur du challenge Languedoc Roussilon, l’équipe héraultaise a battu cet après midi Salanque Côte Radieuse XV, 13 à 9, lors de la finale qui s’est tenu à Leucate.

D’entrée de jeu, les gavatchs ont mené la danse contre les catalans, en marquant un essai dès la cinquième minute (7 à 0). Sur le terrain comme dans les gradins, les héraultais dominent. Les salanquais ne se laissent pas faire et remontent au score, grâce à deux pénalités transformées (7 à 6). Les deux équipes vont grappiller des points à coup de pénalités (10 à 6, puis 10 à 9), jusqu’à la mi-temps (13 à 9).

Après une courte mi-temps, le jeu s’équilibre mais sans exploit de part et d’autre. Les héraultais gagnent cette finale (13 à 9) contre des catalans qui n’ont pas démérité en défense, en seconde période. Les têtes blondes peroxydées ne seront pas passées par la case coiffeur pour rien avant cette finale, ils auront de jolies photos souvenirs d’eux brandissant leur bouclier, comme les grands.

Le terrain se scinde désormais en deux parties avec d’un côté : la tristesse catalane et de l’autre : la joie gavatche. Cependant, tous les supporters salanquais n’ont pas quitté le stade déçu, puisque la bourriche a été remportée par la mère d’un joueur catalan.

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