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Festejade 2012 : C’était une belle soirée…

6 Août

Michel Fugain a clos, hier soir, les trois jours de festivités de la Festejade, avec un concert endiablé au stade de la Condamine. Fleury d’Aude accueillait la 23e édition de ce rendez-vous des amateurs de bons vins, de spécialités locales et de musique. Chaque soir, touristes et Audois ont pu flâner dans les allées des bodégas avant de se déhancher au rythme des tubes des artistes successifs : Jali et le Collectif Métissé, vendredi, suivi d’une soirée  « Tribute to Boney M », hommage au célèbre groupe, samedi .

Hier soir, les premiers arrivés au stade ont eu un avant goût du spectacle, avec un Michel Fugain, en tenue décontractée, qui répétait sur la scène, avec les musiciens. Plats ou sandwich, saumon, magret, paella, brochettes ou merguez, le choix du menu était vaste et à des prix très abordables. Reste à trouver un place parmi les grandes tablées installées sur le terrain et « Attention, mesdames et messieurs, dans un instant on va commencer »…

Encore attablés ou debout au pied de l’estrade, les spectateurs ont été entrainés par un Michel Fugain, très en forme, et ses chansons connues de tous, tel Un beau roman. « Tout le monde chantait pendant qu’il interprétait la chanson qui lui a permis d’acheter sa maison, sa voiture… », raconte une spectatrice ravie, en référence au préambule de l’artiste. L’ambiance conviviale et musicale – avec un chanteur et compositeur arborant plus de 45 ans de carrière – au coeur d’un stade que foulent habituellement les sportifs a été le gage d’une soirée réussie et appréciée, malgré les quelques courtes pannes d’électricité. 

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Fous Chantants 2012 : Chœurs en tête et artistes de cœur…

29 Juil

« Le principe est bien mais je ne m’attendais pas à ça », avouait Rebecca hier soir, à la sortie des Arènes d’Alès. Ce théâtre de corridas accueillait la 15e édition des Fous Chantants d’Alès, à guichet fermé devant 3 500 personnes. Un évènement qui est à l’origine de la chanson Ensemble que Jean-Jacques Goldman avait composé après son passage sur la scène des Arènes cévenoles en 2000 et enregistré l’année suivante avec les ces même chœurs.

Pour la quatrième année consécutive, les Fous recevaient un « ancien de Notre Dame de Paris », après Quasimodo (Garou) et les plus belles chansons québécoises, en 2009 ; Fleur de Lys (Julie Zenatti) et les 3 B : Daniel Balavoine, Michel Berger et Alain Bashung, en 2010 et Esmeralda (Hélène Ségara) et les plus belles comédies musicales, en 2011, place à Phoebus et les plus belles chansons de films. Et pour la quatrième année consécutive, un couple d’artistes était invité puisque la représentante française de l’Eurovision complétait l’affiche. Parmi les spectateurs certains croyaient voir les deux chanteurs se succéder accompagnés des choristes. Sur les trente trois chansons du spectacle, Anggun en a chanté deux et Patrick Fiori a repris quatre des titres de son album hommage au 7e art : Les choses de la vie (2008). Ils se sont ensuite rejoints sur scène pour interpréter en duo La chanson d’Hélène, extraite du film de Claude Sautet. Lors de sa deuxième apparition sur scène, « Patriiick !!! » a été très applaudi. Les spectateurs qui n’étaient pas des proches de l’un des choristes craignent qu’il ne réapparaissent plus.

Les stars du spectacle étaient les 1000 choristes et les chefs de chœur. Après leurs prestations et avant de rejoindre les coulisses, les artistes ont chaleureusement salué ces réalisateurs d’un soir, avec une mention spéciale de la part de Patrick Fiori, au benjamin Florian Martinet. Les chefs de chœur et les membres de l’orchestre des Fous – grimés en héros de film – restent plusieurs années tandis que les choristes se renouvellent. Les Fous Chantants ont débarqué à Alès le 21 juillet pour un stage d’une semaine au Fort Vauban, avant la consécration sur la scène des Arènes. Chacun d’eux a déboursé entre 265 et 380 euros (prix avec ou sans hébergement) pour cette semaine remplie d’ateliers et de spectacles dans le jardin du Bosquet.

Le placement des basses, tenors, sopranos et altos, vêtus de noir ou de blanc dans les gradins à ouvert le spectacle pendant qu’un groupe de cinq chanteurs – non présentés – faisait le show avec des medley ou un hommage au cinéma muet, avec Jean Dujardin recevant l’Oscar. Les chœurs ont ensuite entonné la musique Ameno, extraite du film Les Visiteurs. De Manon des sources à Shrek, en passant par Il était une fois dans l’Ouest, les chœurs ont repris ou revisité les musiques de films, parfois même par le biais de medley. Sobrement vêtus, les choristes ont mis en scène leurs chants avec des accessoires : chapeaux, lunettes de soleil ou écharpes de couleur. L’éclairage a également teinté le spectacle avec des jeux de lumière en formes géométriques. Les chanteurs amateurs ont proposé un spectacle professionnel devant un public statique trois heures durant. Seul le medley Disney l’a entrainé alors que l’interprétation de la musique revisitée du Roi Lion Le cercle de la vie n’avait pas séduit voire dérouté. 

Retrouver plus de photos du concert

Fous Chantants 2012 : Une journée mémorable…

29 Juil

La 15e édition des Fous Chantants d’Alès s’est déroulé hier soir. Retour sur une journée haute en rebondissements…

« Il n’y a plus de places », expliquent les organisateurs dès le début de l’après-midi. Quelques personnes pensaient pourtant pouvoir se procurer des places sans les avoir préalablement réservées. Il reste toutefois possible de se procurer des billets en revente dès 18h devant les Arènes. Les pancartes « J’achète deux places » demeurent sans réponses mais il resterait peut être 20 places. Les quêteurs s’orientent vers un plan B : attendre une heure en plein soleil l’ouverture de la billetterie afin d’être les premiers dans la file d’attente. A 19h, les volets sont toujours clos et les rangs deviennent de plus en plus flous, celui des détenteurs de billets derrière la porte s’étend désormais jusqu’à la moitié de la rue. « 3, 2, 1, 0… Ouais !!! », les Arènes ouvrent…

Photo : Caroline Nourry

Patrick Fiori est « sympa », « simple », « accessible » et a gentiment posé avec une agent de la sécurité. Dans la matinée, le chanteur a pris un bain de foule avant la répétition, en sera t-il de même ce soir ? Il doit arriver, avec Anggun à 21h20 et certains se lancent dans une attente qui se révèlera interminable. Dès 21h, les choristes envahissent le parking des Arènes, c’est l’heure des derniers encouragements de leurs proches avant leur prestation. Leur point de rendez-vous est également le seul accès pour les voitures des artistes. Le ciel s’assombrit, les choristes sont invités à laisser le passage libre pour le convoi qui s’apprête à arriver. Se dresse alors une sorte de haie d’honneur noire et blanche. Tout sourire au volant d’une voiture, Patrick Fiori, la traverse, ralentit et salue la foule avant de s’engouffrer des les coulisses faites de cannisse au travers de laquelle il est facile d’épier les bénévoles. Dans la voiture suivante, Anggun, côté passager, salue également les choristes amassés le long du passage. Tout s’accélère, les choristes doivent s’aligner face au panneaux correspondant à leur tessiture avant d’entrer dans les Arènes.

Dans les gradins, l’attente n’est pas plus distrayante. Les derniers arrivés invectivent les personnes déjà installées, notamment du côté des emplacements les plus prisées, face à la scène. La lutte pour conserver la place d’une personne partie aux toilettes ou à la buvette est féroce. Pendant les trois heures de concert, il est impossible de quitter sa place, les escaliers sont bondés. Certains spectateurs sont même debout en haut. L’installation était moins rude en bas des Arènes où des chaises numérotées étaient installées.

L’amabilité et la gentillesse des agents de la sécurité ont compensé les déboires des spectateurs alésiens.

Retrouver également le compte-rendu et les photos du concert.

Présidentielle : Les couleurs du Languedoc Roussillon…

7 Mai

Le 22 avril dernier, le Gard était le seul département français bleu marine. Dans l’Aude, l’Hérault et les Pyrénées Orientales, c’était le rose qui dominait. Seul la Lozère avait majoritairement voté pour Nicolas Sarkozy, alors même que ce dernier arrivait en tête dans quatre des cinq départements languediciens – à l’exception de l’Aude – en 2007.

Le soir du premier tour, François Hollande – rose -, Marine Le Pen – bleu marine -, Jean-Luc Mélenchon – rouge – et Nicolas Sarkozy – bleu clair – ont obtenu les meilleurs suffrages dans différentes communes. Les villes acquises au Front de gauche lors du premier tour se sont reportés vers le Parti Socialiste, tandis que celles où le Front national l’emportait, elles se sont portés vers l’un ou l’autre des candidats, voire une égalité entre les deux.

Dans les chefs-lieux des départements – Perpignan, Carcassonne, Montpellier, Nîmes et Mende – François Hollande est arrivé en tête lors des deux tours. 

Aude

Les communes de l’Aude.

Gard

Les communes du Gard.

Hérault

Les communes de l’Hérault.                               

Lozère

Les communes de Lozère.

Pyrénées Orientales

Les communes des Pyrénées Orientales.

Présidentielle 2012 : En campagne en Languedoc-Roussillon

21 Fév

Dominique de Villepin sera, demain, en déplacement dans le Languedoc Roussillon. Le candidat de République Solidaire débutera sa journée, à 12h45, par une visite du salon international des vins et spiritueux méditerranéens (vinIsud), au parc des expositions de Montpellier. L’ancien premier ministre de Jacques Chirac participera ensuite, à 15h30, à une table ronde à l’hôtel de ville de Castelnau Le Lez, avant de tenir un meeting à l’espace Rencontres, à 17h15.

Suivront ensuite Nicolas Sarkozy (UMP), à Montpellier ; Eva Joly (EELV), à Montpellier ; Philippe Poutou (NPA), à Perpignan et Nathalie Arthaud (LO), à Montpellier.  

Miss Prestige National est Miss Cerdagne-Roussillon…

4 Déc

Christelle Roca, miss Prestige National 2012

Miss Cerdagne-Roussillon a été élue Miss Prestige National 2012. Christelle Roca succède à la Provençale, Barbara Morel, Miss Nationale 2011. La Perpignanaise, étudiante en BTS Métiers de l’immobilier, élue à Saillagouse, a eu plus de chance que ses consœurs Miss Languedoc et Miss Roussillon, qui ne figuraient pas dans les cinq finalistes hier. L’Axoise, Margaux Barbry, étudiante en BTS d’esthétique, élue à Saint-Cyr-sur-Mer, arrive quant à elle, à la même place que son homologue, Miss Provence, élue hier troisième dauphine de Miss France.

Vingt sept Miss se sont affrontées, ce soir, à Divonne-les-Bains, lors d’une cérémonie retransmise sur Facebook et sur le sitemamiss2012.fr. La deuxième édition de Miss Nationale, rebaptisée Miss Prestige Nationale, s’est déroulée en l’absence de Geneviève de Fontenay, l’instigatrice de ce concours. Les sept finalistes étaient Miss Bretagne, Miss Artois Cambrésis Hainaut, Miss Guadeloupe, Miss Cerdagne-Roussillon, Miss Loire-Forez, Miss Provence et Miss Saint-Barthélémy.

Henri-Jean Servat, président du jury a rejoint Barbara Morel sur scène pour les résultats.

La sixième dauphine est… Miss Saint-Barthélémy
La cinquième dauphine est… Miss Loire-Forez
La quatrième dauphine est… Miss Guadeloupe
La troisième dauphine est… Miss Provence
La deuxième dauphine est… Miss Bretagne
La première dauphine est… Miss Artois Cambrésis Hainaut
Miss Prestige National est… Miss Cerdagne-Roussillon

Il y a un an… Montpellier pleurait la mort de son grand homme

24 Oct

« Je mourrais comme Molière, debout sur la scène politique » avait déclaré Georges Frêche. Le président du Conseil régional du Languedoc Roussillon s’est éteint le dimanche 24 octobre 2010, dans son bureau de l’hôtel de région, à Montpellier. Ce titan controversé avait suscité la polémique, un mois avant son décès, en faisant ériger une statue de Lénine sur la place des grands hommes à Montpellier. Il y a un an, des Languedociens évoquaient le parcours teinté de controverses de leur président.

Le colosse aimait déclencher la polémique et maniait le politiquement incorrect avec une grande éloquence. C’est ainsi qu’il faisait parti avec Ségolène Royal, des présidents de région, connus par les Français. Par ailleurs, « Il disait haut ce que les gens pensaient, compter les noirs dans l’équipe de France, c’est des maths » précisait Mathilde, Perpignanaise. Pour cette déclaration, George Frêche fut exclu du Parti Socialiste en janvier 2007, mais serinait « Je suis socialiste depuis toujours. Je mourrais socialiste. »

« Il est né dans le Tarn, mais il a été Monsieur Montpellier. Merci pour ce Tarnais » déclarait Paul, Montpelliérain. Georges Frêche était diplômé d’HEC et professeur de droit, spécialisé en droit romain avant d’embrasser une carrière politique. « L’empereur de Septimanie », comme le surnommaient ses détracteurs, fut le maire de Montpellier durant 27 ans et le président de la communauté d’agglomération de Montpellier à partir de 2002. En 2004, il quittait la mairie du chef lieu Héraultais, pour se consacrer à sa région. Il laissait ainsi sa place à Hélène Mandroux, candidate du PS qui subit un échec cuisant face à lui lors de « son dernier combat », les élections régionales de 2010.

« Il a fait pas mal de choses pour Montpellier, mais a oublié Sète et Béziers » critiquait Marc, Bitterois. « Il a fait Antigone, le Corum, le tramway, Odysséum et la rénovation du musée Fabre » disait Olivier, qui avait appris la mort de celui que beaucoup taxaient de mégalomane via le réseau social facebook, avant même que l’information ne soit officielle. « Il était plus connu pour ce qu’il disait que pour ce qu’il faisait » signalait François, Toulousain. Les Languedociens, eux, savent ce qu’a accompli leur président pour la région, même si « pour lui la région, c’était surtout Montpellier » confiait Pascal, Sétois.

La verve de cet homme charismatique, à la parole facile, vilipendée par certains, restera à jamais dans la mémoire collective du Languedoc Roussillon. « C’était l’un des deux derniers grands hommes politiques, il avait de l’instruction, une grande maitrise de la langue française et n’était pas toujours politiquement correct » affirmait Justine, Laurentine.

Ce soir, Le Président, le long métrage qu’Yves Jeuland avait réalisé sur la dernière campagne électorale de Georges Frêche est diffusé sur la chaîne Planète +. Il y a un an, après la stupeur et la tristesse, une question taraudait Clémence, Barcarèsienne : « En janvier 2010, il parlait de la tronche pas catholique de Laurent Fabius. La polémique lui servait autant qu’elle le desservait. Existe t-il quelqu’un qui puisse faire subsister la région au niveau national ? » . Un an après, en dehors de la sphère régionale, certains se souviennent de Georges Frêche, mais rare sont ceux qui connaissent Christian Bourquin.