Archive | mai, 2011

Le festival Ida y Vuelta dès demain…

31 Mai

Les 1, 2, 3 et 4 juin prochain se tiendra la 14e édition du festival Ida y Vuelta à la Casa musicale, à Perpignan. 

Demain, en ouverture, aura lieu Block party, un battle dans lequel des équipes s’affronteront pour le titre de champion 2011. 

Les jours suivants, des associations locales tiendront des stands dès 16h avant de laisser leur place à de grandes scènes composées de Sabor de Jovens, La fanfare en pétard et Dub Incorporation (jeudi) ; D’Jam TribuCharles Pasi et Jaqee (vendredi) puis BessAlice Russell et Selah Sue (samedi).

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Pas de finale pour Clermont…

28 Mai

Toulouse s’est qualifié pour la finale du Top 14, en s’imposant face à Clermont, 29 à 6, ce soir au stade Vélodrome, à Marseille. Les rouges et noirs ont mené le jeu pendant les quatre vingt minutes. Avec un score de 13 à 6 à la mi-temps, les jaunes et bleus n’ont pas réussi à renverser la tendance en seconde période. Au delà du temps réglementaire, le dernier essai toulousain, pour la beauté du jeu a même été applaudit par quelques supporters clermontois. Les détenteurs du bouclier de Brennus ont laissé filer leur titre, laissant la porte ouverte à l’équipe de la ville rose.

Rendez vous demain à 16h25 au stade Vélodrome, pour la seconde demi finale qui opposera Montpellier et le Racing Métro 92.

Montpellier, en finale du Top 14…

28 Mai

Montpellier rejoint Toulouse en finale du Top 14. Les héraultais se sont qualifiés en battant péniblement le Racing Métro 92, 26 à 25, cet après-midi. Le stade Vélodrome avait retrouvé ses couleurs habituelles puisque la majorité des 56 855 spectateurs présents arboraient du bleu, couleur du club qu’ils supportaient. Le bleu marine des montpelliérains était quasi omniprésent face à quelques pointes du bleu ciel des parisiens. Le MHR jouait presque à domicile dans la cité phocéenne.

Si du coté des supporters l’ambiance de cette seconde demi-finale était aussi intense que la veille, l’organisation était différente, moins formelle. La première mi-temps a mal débuté pour les deux équipes qui n’augmentent leur score que par des pénalités. Il faudra attendre la trente troisième minute, afin qu’un montpelliérain marque le premier essai de la rencontre. Les hommes de Fabien Galthié mènent à la mi-temps, 13 à 6 et continuent leur percée. A peine deux minutes après le coup d’envoi de la seconde période, les héraultais marquent à nouveau (20 à 6). La victoire du MHR semble assurée, cependant cet essai est leur dernier de la rencontre. Les parisiens n’ont pas dit leur dernier mot et tentent de revenir au score. Avec trois essais le Racing Métro 92 renverse la tendance (23 à 25) à la soixante treizième minute. Cependant, la pénalité transformée par Montpellier à la soixante dix-huitième minute clos cette demi-finale par une victoire héraultaise, 26 à 25.

Le 4 juin prochain, ce sont deux clubs du Sud qui s’affronteront au stade de France : Toulouse et Montpellier.

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De vrais mensonges…

25 Mai

De vrais mensonges, le film de Pierre Salvadori, sorti en salle en décembre dernier, est disponible en DVD…

Cette comédie est construite comme un vaudeville entre trois personnages. Émilie (Audrey Tautou) reçoit une lettre d’amour anonyme. La jeune femme jette le billet à la poubelle avant d’y voir un moyen de redonner goût à la vie à sa mère Maddy (Nathalie Baye), recluse depuis que son mari l’a quitté. Émilie envoie donc une copie de la déclaration d’amour à sa mère. Le petit mensonge serait resté anodin si la véritable lettre n’avait pas été écrite par Jean (Sami Bouajila), le timide employé d’Émilie. 

Les quiproquos s’enchainent dans la ville de Sète. Néanmoins, très vite, la patrie de Georges Brassens vole la vedette au trio d’acteurs. Les situations burlesques se succèdent à la façon d’une pièce de théâtre. Cependant contrairement au théâtre, il y a une multitude de décors et le talent des comédiens ne parvient pas à éclipser la beauté de « l’île singulière ».

Le 64e festival de Cannes est clos…

22 Mai

La cérémonie de clôture du 64e festival de Cannes vient de s’achever au palais des festivals. Le palmarès a été dévoilé dans cette cérémonie internationale, dans laquelle la plupart des acteurs et réalisateurs, ne parlant pas français, étaient doublés. A l’image de Robert De Niro qui a tenté de s’adresser à la salle en français mais a confondu « champignons » et « compagnons ». De leurs cotés, Edgar Ramirez, Emir Kusturica et Jane Fonda, venus remettre des prix, ont réussi à s’exprimer dans la langue de Molière. 

La palme d’or a été attribuée à Terrence Malick, réalisateur absent de toute manifestation publique depuis près de trente ans, pour son film The tree of life

Les comédiens Jean Dujardin et Kirsten Dunst ont reçu les prix d’interprétation masculine et féminine. Le premier pour The artist de Michel Hazanavicius, un film muet et en noir et blanc. La seconde pour son rôle dans Melancholia de Lars von Trier, qui devait être tenu par Penélope Cruz à l’origine.

Le palmarès…

Ludivine Sagnier et Michel Gondry remettent le prix du court métrage à Cross country réalisé par Maryna Vroda et attribuent une mention spéciale à Badpakje 46 réalisé par Wannes Destoop.

Marisa Paredes (actrice espagnole) remet la caméra d’or à Las acacias réalisé par Pablo Giorgelli.

Le jury présidé par Robert De Niro (acteur, réalisateur) et composé de Martina Gusman (actrice argentine), Mahamat-Saleh Haroun (réalisateur tchadien), Jude Law (acteur anglais), Nansun Shi (productrice chinoise), Olivier Assayas (réalisateur français), Uma Thurman (actrice américaine), Johnnie To (réalisateur chinois) et Linn Ullmann (écrivain norvégienne) décerne les prix :

Chiara Mastroianni remet le prix du jury à Polisse réalisé par Maiwenn.

Rosario Dawson (actrice américaine) remet le prix du scénario à Joseph Cedar pour Hearat shulayim, absent de la cérémonie.

Edgar Ramirez (acteur vénézuélien) remet le prix d’interprétation féminine à Kirsten Dunst pour Melancholia de Lars Von Trier.

Nicole Garcia (actrice/réalisatrice française) remet le prix de la mise en scène à Nicolas Winding Refn pour Drive.

Catherine Deneuve (actrice française) remet le prix de l’interprétation masculine à Jean Dujardin dans The artist de Michel Hazanavicius

Emir Kusturica (réalisateur serbe) remet le grand prix à Le gamin au vélo réalisé par Jean-Pierre et Luc Dardenne ex aequo avec Bir zamanlar anadolu’da réalisé par Nuri Bilge Ceylan.

Jane Fonda (actrice américaine) remet la palme d’or à The tree of life de Terrence Malick, absent lors de la cérémonie.

La (re)conquête…

19 Mai

La conquête de Xavier Durringer est dans les salles depuis hier, date à laquelle le film a également été projeté hors compétition au festival de Cannes. Ce film sur la politique qui débute en avril 2002 et s’achève le 6 mai 2007, décrit l’ascension au pouvoir de l’actuel président de la république. Néanmoins, Florence Pernel apparaît comme l’héroïne de ce film par son interprétation juste et émouvante d’une Cécilia qui déclinera le titre de première dame de France. Elle est l’obsession de celui qui, avec elle, rêvait de devenir président de la république. L’accession au pouvoir et les jeux politiques prennent moins d’ampleur que la relation qui unie Nicolas et Cécilia…

« Bien qu’inspiré de personnages et de faits réels, cette œuvre est une fiction » s’affiche sur le grand écran avant le générique du film. Patrick Rotman s’est replongé cinq ans avant l’accession au pouvoir du président de la république, afin d’écrire un scenario fictif sur des faits réels. La fiction dépasse souvent la réalité, bien que les acteurs ressemblent énormément à ceux dont ils prennent les traits.

6 mai 2007, il est 7h, Nicolas Sarkozy (Denis Podalydès), seul devant sa télévision, joue avec son alliance. L’ultime journée de sa conquête s’écoule au fur et à mesure, entrecoupée de flashbacks relatant ses cinq années de campagne, jusqu’au discours place de la Concorde. La première analepse plonge les spectateurs en avril 2002, Jacques Chirac (Bernard Lecoq) s’entretient avec « le petit » et lui dévoile le nom du prochain premier ministre. « Raffarien a gagné » annonce le nouveau ministre de l’intérieur. Dès lors, avec l’aval de Cécilia, Sarkozy débute sa campagne sous le signe de la transparence. Une transparence qui pèsera bientôt à celle qui en fut l’instigatrice.

Dans la conquête de Nicolas Sarkozy, le héros est un femme, sa femme. Cécilia ex-Sarkozy, une femme de l’ombre qui refusera la lumière, est d’abord la première de ses conseillers, qui décide de tout. « Ma chérie, qu’est ce que tu en penses ? » questionne Sarkozy avant chaque décision. Ce rapport se répercute dans le couple Chirac, le président décide dans son salon en s’entretenant avec Bernadette (Michèle Moretti).

Lorsque le ministre des finances choisit de quitter Bercy pour la présidence de l’UMP, c’est contre la volonté de sa femme. Cette décision marque un tournant pour le couple. Cécilia s’occupe de l’organisation du discours du 28 novembre 2004 avec Richard Attias (Yann Babilee Keogh). Puis, lors des évènements, elle est présente physiquement mais paraît être ailleurs. En outre, ses choix d’organisation sont systématiquement dévalorisés. Celle qui fut la plus brève des premières dames françaises quitte alors son époux et s’envole pour Petra avec son « amant ». 

Sans sa femme, Sarkozy change de cap et s’entoure de nouveaux conseillers. Ses choix sont désormais pris en fonction de la femme qu’il veut récupérer. En marge de la conquête de la présidence, Sarkozy entame la reconquête de son épouse. Grâce à un chantage, Cécilia va reprendre « par devoir » son rôle de première conseillère de son mari. Mais la donne est faussée, elle n’est pas revenue par amour et n’a pas besoin de lui, alors qu’il besoin d’elle. Les rapports sont tendus et les jeux sont faits, le départ définitif de Cécilia flotte dans l’air comme une menace. 

6 mai 2007, il est 20h, Nicolas Sarkozy est élu. « Ce nain va nous faire une France à sa taille » déclare Dominique de Villepin (Samuel Labarthe), lorsque Claire Chazal divulgue l’image du nouveau président de la république. La victoire est amère, Sarkozy cherche Cécilia, sa présence, son soutien et surtout son regard posé sur lui. Le chef d’état a atteint la plus haute marche de la France, mais avec son triomphe, il a perdu sa femme. C’est seul qu’il atteint le sommet et attend que sa femme daigne venir, pour sauver la face ou par amour ?

Héloïse en vadrouille au festival de Cannes…

18 Mai

Cannes est une ville très étrange durant son festival, dans lequel il est possible de croiser des personnes portant de belles toilettes mais aussi un homme ensanglanté qui se brosse les dents sur la Croisette. Héloïse est partie hier, en virée entre amis au festival de Cannes…

Jean-Paul Belmondo devant le Martinez

Par cette journée ensoleillée, les yeux des cinq amis s’émerveillent dès l’arrivée devant le palais du festival. Au programme en ce jour, une montée des marches avec Jodie Foster et Mel Gibson suivie d’une seconde en l’honneur de Jean Paul Belmondo.

La foule est dense partout dans la ville et plus encore aux abords du célèbre hôtel Martinez devant lequel de nombreux paparazzi en herbe attendent la sortie de stars. La patience est le mot d’ordre des non-festivaliers à Cannes. Le jeu consiste à rester pendant plusieurs heures devant un hôtel jusqu’à apercevoir une vedette qui entre ou sort d’une voiture. « Pourquoi rester devant le Martinez pendant des heures pour des gens qui ne daigneront pas te sourire ? » s’interroge Héloïse devant ce spectacle, avant d’ajouter « Les gens se plaignent de la hiérarchie, mais ce sont eux qui la créent. » Les amis de la demoiselle, eux, se prêtent au jeu et sont à l’affut. Cependant, la patience n’est pas infinie…

Les photographes en herbe en bas des marches

En se promenant sur la Croisette, les vitrines de Chanel, Gucci, Valentino, Armani ou Dolce & Gabbana attirent Héloïse qui voudrait pouvoir tout acheter. Toutefois, ce sont les « autres » qui rendent mal à l’aise la jeune fille « Je n’aime pas les regards snobs des gens. Tu te sens inférieur et c’est horrible. » Et lorsque la jeune marseillaise entre dans une boutique aux prix plus abordables, elle manque de se faire enrôler dans une secte. Le festival de Cannes est « the place to be » pour tout le monde.

Deux heures avant la montée des marches, les amis s’y rendent. Le spectacle est cocasse, en face des marches et derrière les « barricades », des gens attendent munis d’échelles ou d’escabeaux. « Je n’ai pas l’impression d’être au festival en lui même, mais de voir des stars qui en profitent. C ‘est diffèrent » révèle Héloïse avant de quitter trois de ses acolytes au pied des marches. Elle accompagne son amie fan de Nathalie Baye au Grand Journal, dont l’actrice est l’une des invités du soir.

Charlotte Le Bon sur le plateau du Grand Journal

Près de l’entrée VIP qui mène au plateau de l’émission, les deux jeunes filles sont bien placées, elles vont bien voir « Nathalie!!! » descendre de sa voiture et traverser la rue. Mais peu de temps avant l’arrivée de la comédienne, les agents de sécurité de l’émission décident de créer un barrage sur le parcours. Les demoiselles se font doubler et se retrouvent loin des barrières. Héloïse est énervée par le comportement des gens, tandis que son amie est déçue. Une voiture arrive, Nathalie Baye en descend, elle marche jusqu’au plateau, mais les étudiantes ne font que l’entrevoir.

Jodie Foster quitte le plateau du Grand Journal

Dépitées Héloïse et son amie décident de rejoindre la montée des marches et leurs copains restés là bas. La traversée prend une allure de périple. La police est partout, elle « fait son travail, mais pourrait être plus cordiale ». Les jeunes marseillaises se frayent un chemin entre la foule et les passages barrés à cause du cortège de Renault estampillées « festival de Cannes ».

Les stars sont toutes arrivées en haut des marches. Les amis retournent entre le plateau du Grand Journal et le Martinez. Jodie Foster est interviewée par Michel Denisot, puis c’est la cohue à la sortie VIP. L’actrice américaine file jusqu’à la voiture qui l’attend. Pour la seconde fois de la journée, la foule qui scande « Jodie… » est le seul signe permettant aux étudiants marseillais de se rendre compte que la furtive tête blonde est celle de la star américaine.

Clotilde Coureau

A la nuit tombée, un maigre rassemblement admire les belles tenues des jeunes femmes qui sortent d’un palace. Clotilde Coureau et Emmanuel Philibert de Savoie passent le pas de la porte. Après un temps de réflexion, et quelques appels, le prince et la princesse de Savoie viennent jusqu’aux frontières de fer, posent pour des photos et signent des autographes. Sur cette bonne surprise s’achève l’escapade cannoise des jeunes marseillais.

« C’était agréable d’aller à Cannes pendant le festival, mais on repart toujours avec un sentiment de frustration, peut être de jalousie » avoue Héloïse. Malgré quelques déboires et désillusions, les amis sont heureux d’avoir passé cette journée ensemble dans un Cannes loin du glamour, du strass et des paillettes de son 64e festival.