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La Marseillaise a son Mémorial

19 Mar

Mémorial de La Marseillaise (3)Elle a récemment résonné dans les stades de VI Nations, portée par les voix du XV de France et du public français. La Marseillaise aujourd’hui interprétée en début de rencontres sportives est née le 25 avril 1792, à Marseille. La ville abrite depuis deux ans, un musée dédié à ce chant révolutionnaire devenu l’hymne national français : le Mémorial de La Marseillaise.

A l’emplacement d’un ancien jeu de paume, les visiteurs sont accueillis par un énorme drapeau français qui surgit de la façade du bâtiment situé au 25 rue Thubaneau . Passé la grille, dans la cours, le public est transporté dans la période révolutionnaire : « Vivre libre ou mourir », inscrit sur un mur, le haut relief intitulé « Le Départ des volontaires de 1792 », dit La Marseillaise, représenté sur trois panneaux, à l’envers bleu, blanc et rouge qui forment le drapeau tricolore et des cocardes tricolores pendues à un arbre.

Mémorial de La MarseillaiseUne fois le billet acheté, le guichetier distribue une chaise pliable à chaque visiteur. Le parcours de l’exposition, en trois temps, est ponctué de nombreuses projections. La visite débute dans la salle des Marseillaises où des dizaines de versions du chant sont projetées sur les murs. Le public peut également y lire des fac-similés de brochures du Journal des départements méridionaux ou sélectionner, sur des bornes tactiles, la version de l’hymne qu’il désire écouter. Les visiteurs pénètrent ensuite dans la salle des Doléances où neuf personnages racontent la période révolutionnaire à Marseille. Les têtes moulées du député Mirabeau, d’un voyageur anglais ou encore d’une bouquetière royaliste sont animés grâce à des projections. Le journaliste Ricord mènent le récit jusqu’à la naissance du Chant de guerre pour l’Armée du Rhin, écrit par Rouget de Lisle.

Une porte s’ouvre enfin sur une dernière salle, celle du Jeu de Paume, avec son mur classé. C’est ici que l’inscription « Vivre libre ou mourir », prendra tout son sens. Les visiteurs suivent les 517 volontaires marseillais qui parcourent 800km à pied, en entonnant le Chant de guerre pour l’Armée du Rhin pour rejoindre Paris. A leur arrivée, le titre de Rouget de Lisle devient La Marseillaise. La République est proclamée. Il faudra attendre 1795 pour que le chant patriotique soit décrété hymne national. La visite s’achève dans le hall avec une plaque recensant les « Nom des fédérés marseillois morts à Paris dans la journée du 10 août 1792 en combattant pour la liberté » et une exposition temporaire d’œuvres qui réinterprètent Marianne.

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