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Les Lyonnais par Olivier Marchal…

1 Déc

« On porte son passé dans son âme » souligne Gérard Lanvin alias Edmond Vidal dans les premières minutes de Les Lyonnais. Pour son quatrième film, Olivier Marchal s’est attaqué au gang des Lyonnais, une bande de braqueurs qui sévissait entre 1967 et 1977. Néanmoins, le réalisateur s’est plus attaché aux valeurs des voyous de cette époque qu’à la véracité de la période qui a suivi le procès du gang. Edmond Vidal, dit « Momon » s’est retiré des « affaires » mais va replonger dedans, par loyauté envers celui qu’il considérait comme son frère : Serge Suttel, en cavale depuis 13 ans et, loin de s’être rangé, est mêlé à une sombre affaire.

Le scénario imaginé par Olivier Marchal, saupoudré de flashbacks véridiques sur la célèbre bande de braqueurs, amène le spectateur dans la vie privée de ces voyous. Dans sa superbe villa, Momon se souvient, avec ses anciens complices et amis, de ses années passées à planifier des braquages dans un camp de gitans. Janou, son épouse vit avec la crainte qu’il replonge, se remémorant les 30 mois de prison qu’elle a fait par amour pour lui. Momon se retrouve ainsi tiraillé entre ses valeurs, sa fierté et son amour pour sa femme et ses enfants, qui ont tant souffert des années de braquage. L’ancienne figure du grand banditisme va retrouver un « milieu » nouveau, où les voyous font couler beaucoup de sang pour atteindre leur but.

L’ancien flic réussit un film dans lequel les voyous volent la vedette à ses anciens collègues. Une déception demeure tout de même : la fiction dépasse trop souvent la réalité dans ce polar déjà primé.

Du rugby au cinéma…

28 Jan

Le rugby en héritage est le thème du film de Philippe Guillard, actuellement dans les salles. Le fils à Jo raconte l’histoire de Jo Canavaro (Gérard Lanvin), petit-fils d’une légende du rugby, fils d’une légende, et lui même légende du rugby, qui élève seul son fils de 13 ans, Tom (Jérémie Duvall). Mais Tom n’est pas un bon demi d’ouverture et Jo va lancer une équipe de rugby pour son fils.

« Il y a de beaux paysages dans le film » déclare Martin, un jeune professeur des écoles. L’histoire se déroule aujourd’hui à Doumiac, un village Tarnais. Pourtant, comme dans le rugby d’hier, les matchs sont l’animation dominicale. Les supporters profèrent des insultes envers l’arbitre et finissent par se battre. Mais ce sont des enfants qui jouent sur le terrain. Et « Le match de rugby n’est pas crédible » selon Lucie, une lycéenne de 16 ans.

Le rugby est un sport collectif, caractérisé par l’esprit d’équipe. Le réalisateur, Philippe Guillard, Vincent Moscato alias Pompon, ainsi que Guy Novès ou Christian Califano, ont connu cet esprit d’équipe en tant que professionnels. Les têtes d’affiches, Gérard Lanvin et Olivier Marchal, ont également pratiqué ce sport, en amateur, dans leur jeunesse.

En dehors du rugby, le film se penche sur la relation père fils et le poids d’une tradition familiale dans un petit village. Le fils à Jo vit dans un monde d’hommes, dans lequel des femmes vont faire leur apparition. « L’histoire est attendue, mais les acteurs sont bons » déclare Romain, un étudiant de 22 ans.