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Législatives 2012 (66) : Quels étaient les résultats en 2007 ?

3 Juin

Les circonscriptions des P.O. en 2007.

Tout comme cette année, en 2007, l’élection présidentielle, les 22 avril et 6 mai, était suivie des élections législatives les 10 et 17 juin. Les électeurs des Pyrénées Orientales qui avaient majoritairement voté pour Nicolas Sarkozy, ont élu quatre députés UMP.

1e circonscription

15 candidats s’affrontaient lors des élections législatives de 2007 – Daniel Mach (UMP) ; Jean Vila (PCF) ; Martine Joseph (PS) ; Louis Aliot (FN) ; Chantal Gombert (MoDem) ; Guillem Vaulato (LCR) ; Nicole Dirckx (Les Verts) ; Virginie Barre (Unitat Catalana) ; Christine Gonzalez (MPF) ; Yves Castanet (Le Trèfle) ; Monique Juanola (CDC) ; Pascale Advenard (LO) ; Ida Fleury (MNR) ; Francis Meuley (La France en action) et Annie Marciniak – contre 16 candidats en 2012.

Le candidat UMP est arrivé largement en tête le soir du premier tour, avant de l’emporter au second tour avec 56,98% des suffrages. Daniel Mach briguait alors son second mandat à l’Assemblée Nationale, contre son prédécesseur, Jean Vila (PCF), député de la 1ère circonscription de 1997 à 2002. Le maire de Cabestany, arrivé en deuxième position, a atteint le second tour.

Les résultats par communes…

2e circonscription

16 candidats s’affrontaient lors des élections législatives de 2007 – Arlette Franco (UMP) ; Renée Soum (PS) ; Pierre Aloy (FN) ; Maryse Lapergue (MoDem) ; Nadine Pons (PCF) ; Ghislaine Zaparty (LCR) ; Katia Mingo (Les Verts) ; Jocelyne Roge-Balaguer (CPNT) ; Audrey Castanet (Le Trèfle) ; Roger Foinels (MPF) ; Daniel Canellas (CDC) ; Liberto Plana (LO) ; Simone Thomas (MNR) ; Daniel Drouillard (PT) ; Pascal Le Jolly (La France en action) et Gabriela Koval (Parti Humaniste) – contre 12 candidats en 2012.

La candidate UMP est arrivée largement en tête du premier tour avant de retrouver son siège au second tour avec 59,78 % des voix, contre Renée Soum (PS). Arlette Franco briguait alors son second mandat à l’Assemblée Nationale et fut élue  le soir du second tour face à la socialiste Renée Soum. La député-maire de Canet-en Roussillon est décédée le 31 mars 2010 et son suppléant, Fernand Siré lui a succédé. Ce dernier brigue aujourd’hui sa (ré)élection face à une nouvelle candidate du Parti Socialiste : Toussainte Calabrese. 

Les résultats par communes…

3e circonscription

15 candidats s’affrontaient lors des élections législatives de 2007 – François Calvet (UMP) ; Christian Bourquin (PS) ; Françoise Fiter (PCF) ; Dominique Schemla (MoDem) ; Françoise Bataillon (FN) ; Claude Begue (LCR) ; Claude Sala (Le Trèfle) ; Jacques Duverger (CPNT) ; Pierre Prat ; Christiane Dugelay (La France en action) ; Jordi Vera (CDC) ; Enric Vilanova-Cortassa (ERC) ; Monique Reze (MPF) ; Patrice Basso (LO) et Odile Thevenot (Parti Humaniste) – contre 11 candidats en 2012.

Le candidat UMP est arrivé en tête au premier tour puis a battu son adversaire PS au second tour avec 51,94 % des suffrages. François Calvet briguait son troisième mandat à l’Assemblée Nationale, où il siégeât de 1993 à 1997, avant d’être réélu en 2002. Son adversaire pour le second tour, Christian Bourquin occupa cette fonction de 1997 à 2002.  Le maire du Soler a été élu sénateur le 25 septembre 2011, en même temps que le président du conseil régional. François Calvet quittant le palais Bourbon pour le palais du Luxembourg à moins d’un an de l’échéance électorale des législatives, son siège es resté vacant. 

Les résultats par communes…

4e circonscription

15 candidats s’affrontaient lors des élections législatives de 2007 – Jacqueline Irles (UMP) ; Pierre Aylagas (DVG) ; Olivier Ferrand (PS) ; Nicolas Garcia (PCF) ; Yves Porteix (MoDem) ; Marie-Thérèse Costa-Fesenbeck (FN) ; Myriam Granat (DVD) ; Franck Huette (Les Verts) ; Yannick Fissier (LCR) ; Nicole Puigbo (CPNT) ; Françoise Tibau (CDC) ; Cros Vilanova-Cortassa (Le Trèfles) ; Jacques Menechal (MPF) ; Maria Hernandez (La France en action) et Esther Sillan (LO) – contre 12 candidats en 2012.

La candidate UMP bénéficiait d’une importante avance face à ses adversaires au premier tour, puis a battu Pierre Aylagas (DVG) avec 50,25 % des voix au second tour. Jacqueline Irles briguait alors son premier mandat dans une circonscription détenue par la gauche depuis de nombreuses années. Le sortant, Henri Sicre (PS), député de 1988 à 2007, n’était pas candidat à sa réélection et a gauche, Olivier Ferrand, investi par le PS a été devancé par Pierre Aylagas, dissident.

Les résultats par communes…

Les partis représentés en 2007…
CDC : Convergence Démocratique de Catalogne
CPNT : Chasse Pêche Nature et Tradition
DVD : Divers droite
DVG : Divers gauche
ERC : Esquerra Republicana de Catalunya
FN : Front National
LCR : Ligue Communiste Révolutionnaire
LO : Lutte Ouvrière
MNR : Mouvement National Républicain
MPF : Mouvement Pour la France
PCF : Parti Communiste Français
PS : Parti Socialiste
PT : Parti des Travailleurs
UMP : Union pour un Mouvement Populaire

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Il y a un an… Montpellier pleurait la mort de son grand homme

24 Oct

« Je mourrais comme Molière, debout sur la scène politique » avait déclaré Georges Frêche. Le président du Conseil régional du Languedoc Roussillon s’est éteint le dimanche 24 octobre 2010, dans son bureau de l’hôtel de région, à Montpellier. Ce titan controversé avait suscité la polémique, un mois avant son décès, en faisant ériger une statue de Lénine sur la place des grands hommes à Montpellier. Il y a un an, des Languedociens évoquaient le parcours teinté de controverses de leur président.

Le colosse aimait déclencher la polémique et maniait le politiquement incorrect avec une grande éloquence. C’est ainsi qu’il faisait parti avec Ségolène Royal, des présidents de région, connus par les Français. Par ailleurs, « Il disait haut ce que les gens pensaient, compter les noirs dans l’équipe de France, c’est des maths » précisait Mathilde, Perpignanaise. Pour cette déclaration, George Frêche fut exclu du Parti Socialiste en janvier 2007, mais serinait « Je suis socialiste depuis toujours. Je mourrais socialiste. »

« Il est né dans le Tarn, mais il a été Monsieur Montpellier. Merci pour ce Tarnais » déclarait Paul, Montpelliérain. Georges Frêche était diplômé d’HEC et professeur de droit, spécialisé en droit romain avant d’embrasser une carrière politique. « L’empereur de Septimanie », comme le surnommaient ses détracteurs, fut le maire de Montpellier durant 27 ans et le président de la communauté d’agglomération de Montpellier à partir de 2002. En 2004, il quittait la mairie du chef lieu Héraultais, pour se consacrer à sa région. Il laissait ainsi sa place à Hélène Mandroux, candidate du PS qui subit un échec cuisant face à lui lors de « son dernier combat », les élections régionales de 2010.

« Il a fait pas mal de choses pour Montpellier, mais a oublié Sète et Béziers » critiquait Marc, Bitterois. « Il a fait Antigone, le Corum, le tramway, Odysséum et la rénovation du musée Fabre » disait Olivier, qui avait appris la mort de celui que beaucoup taxaient de mégalomane via le réseau social facebook, avant même que l’information ne soit officielle. « Il était plus connu pour ce qu’il disait que pour ce qu’il faisait » signalait François, Toulousain. Les Languedociens, eux, savent ce qu’a accompli leur président pour la région, même si « pour lui la région, c’était surtout Montpellier » confiait Pascal, Sétois.

La verve de cet homme charismatique, à la parole facile, vilipendée par certains, restera à jamais dans la mémoire collective du Languedoc Roussillon. « C’était l’un des deux derniers grands hommes politiques, il avait de l’instruction, une grande maitrise de la langue française et n’était pas toujours politiquement correct » affirmait Justine, Laurentine.

Ce soir, Le Président, le long métrage qu’Yves Jeuland avait réalisé sur la dernière campagne électorale de Georges Frêche est diffusé sur la chaîne Planète +. Il y a un an, après la stupeur et la tristesse, une question taraudait Clémence, Barcarèsienne : « En janvier 2010, il parlait de la tronche pas catholique de Laurent Fabius. La polémique lui servait autant qu’elle le desservait. Existe t-il quelqu’un qui puisse faire subsister la région au niveau national ? » . Un an après, en dehors de la sphère régionale, certains se souviennent de Georges Frêche, mais rare sont ceux qui connaissent Christian Bourquin.

Bourquin, élu et Alduy, battu…

25 Sep

La droite a perdu des sièges au Sénat partout en France, donnant la majorité à la gauche. Dans les Pyrénées-Orientales, c’est la première fois depuis trente ans qu’un sénateur de gauche est élu.

Christian Bourquin a été élu, ce matin, au premier tour du scrutin avec 53, 90% des voix. L’UMP perd donc un siège de sénateur dans le département. Un siège que le Parti Socialiste ne rafle pas pour autant puisque le président du conseil régional du Languedoc Roussillon a été exclu du PS l’an dernier, en raison de son ralliement à Georges Frêche.

En ballottage défavorable pour le second tour, le sortant Jean-Paul Alduy perd son siège au détriment de François Calvet, après dix ans passés au palais du Luxembourg.

Premier tour :
1954 votants

Candidats Voix % des voix
Christian BOURQUIN (DVG) 580 53,90%
François CALVET (UMP) 503 46,75%
Jean-Paul ALDUY (UMP) 470 43,68%
Philippe GALANO (PCF) 126 11,71%
Charles CAMPIGNA (PS) 91 8,46%
Bruno ROUANE (EELV) 64 5,95%
Jean-François DENIS (PRG) 62 5,76%
Robert SULTAN (FN) 27 2,51 %
Chantal DECOSSE (MRC) 16 1,49 %
Maryse GOMEZ (MRC) 8 0,74 %
Henri CLÉMENT (DVD) 6 0,56%
Jean-Michel CAMPINS (DVD) 1 0,09 %

Second tour :
1 058 votants

Candidats Voix % des voix
François CALVET (UMP) 463 43,76%
Jean-Paul ALDUY (UMP) 324 30,62%
Philippe GALANO (PCF) 260 24,57%
Robert SULTAN (FN) 8 0,76%
Jean-Michel CAMPINS (DVD) 3 0,28%
Charles CAMPIGNA (PS) 0 0,00%
Bruno ROUANE (EELV) 0 0,00%
Jean-François DENIS (PRG) 0 0,00%
Chantal DECOSSE (MRC) 0 0,00%
Maryse GOMEZ (MRC) 0 0,00%
Henri CLÉMENT (DVD) 0 0,00%
Christian BOURQUIN (DVG) 0 0,00%

1 089 grands électeurs aux urnes dimanche…

19 Sep

Les 1 089 grands électeurs des Pyrénées-Orientales ont rendez-vous dimanche au Palais de Justice de Perpignan pour les élections sénatoriales. Le département fait parti des 44 circonscriptions renouvelables cette année. Le scrutin qui se déroulera en deux tours, si nécessaire, sera présidé par le président du tribunal de grande instance de Perpignan.

Ce sont Jean-Paul Alduy (UMP) et Paul Blanc (UMP) qui siègent au palais du Luxembourg depuis 2004, le premier est de nouveau candidat et fait parti des favoris avec Christian Bourquin et François Calvet.

Les 12 candidats sont :

  • Christian Bourquin (DVG), président du conseil régional de Languedoc-Roussillon et sa suppléante Hermeline Malherbe, présidente du conseil général des Pyrénées-Orientales ;
  • Robert Sultan (FN) et sa suppléante Monique Olanda-Reze ;
  • François Calvet (UMP), député des Pyrénées-Orientales et son suppléantJean-Pierre Roméro ;
  • Bruno Rouane (EELV), adjoint au maire de Saint- Laurent-de-Cerdans et sa suppléante Katia Mingo ;
  • Jean-Paul Alduy (PR), président de la communauté d’agglomération Perpignan Méditerranée et son suppléant Bernard Remedi ;
  • Philippe Galano (PCF) et sa suppléante Suzanne Wolff ;
  • Chantal Decosse (MRC), conseillère municipale de Céret et son suppléantBernard Nicolas ;
  • Maryse Gomez (MRC), conseillère municipale de Saint-Laurent-de-la-Salanque et son suppléant Robert Jeanpierre ;
  • Charles Campigna (PS), adjoint au maire d’Argelès-sur-Mer et sa suppléante Marie-Louise Alenda ;
  • Jean-Michel Campins (DVD) et son suppléant Pierre Bertrand ;
  • Jean-François Denis (PRG), ancien maire de Prades et sa suppléante Anne-Marie Cubris ;
  • Henri Clement (DVD) et sa suppléante Christelle Grosjean.

La réélection, une formalité…

1 Avr

Hermeline Malherbe a été réélue hier, à la tête du conseil général des Pyrénées Orientales. Le parti socialiste est sorti victorieux des élections cantonales et la gauche reste majoritaire au quai Sadi Carnot. La réélection de la présidente sortante était une évidence. La conseillère générale du canton Perpignan VIII a comptabilisé 22 voix (17 sièges PS, 3 sièges PCF et 2 sièges DVG) sur 31, contre 6 voix à droite et 3 votes blanc. Elle fait ainsi parti des 5 présidentes de département, sur 101.

Hermeline Malherbe est une femme politique divers gauche, originaire du nord de la France et arrivée en pays Catalan en 2005. En novembre dernier, lorsque Christian Bourquin a été élu à la présidence du conseil régional du Languedoc Roussillon, à la suite de la mort de Georges Frêche, il a quitté son siège de président du conseil général des Pyrénées Orientales, tout en conservant celui de conseiller pour le canton de Millas. Hermeline Malherbe, conseillère générale du canton Perpignan VIII (Saint Assiscle, la gare et le Parc Ducup) a alors pris la succession de Christian Bourquin.

Hier, ont également été élus : Michel Moly (Côte Vermeille), 1er vice-président ; Jean Vila (Perpignan III), 2e vice-président ; Pierre Aylagas (Argelès sur Mer), 3e vice-président ; Christian Bourquin (Millas), 4e vice-président ; Pierre Estève (Saint Paul de Fenouillet), 5e vice-président ; René Olive (Thuir), 6e vice-président ; Ségolène Neuville (Perpignan V), 7e vice-président ; Marcel Mateu (Elne), 8e vice-président ; Elie Puigmal (Saint Estève), 9e vice-président et Toussainte Calabrèse (Perpigan IX), secrétaire.