Rue Paradis

8 Jan

25 rue ParadisLa rue Paradis n’est pas seulement une voie bruyante où raisonnent les klaxons et où vrombissent les moteurs des nombreuses voitures et motocyclettes qui l’empruntent. La plus longue artère du centre-ville de Marseille regorge de trésors architecturaux que perçoivent ceux qui s’y promènent pour une balade d’une demi-heure. Les 2800 m de cette rue relient la Canebière à l’avenue du Prado et traversent les 1er, 6e et 8e arrondissements.

De nombreux immeubles bourgeois de la rue Paradis, notamment dans les 1er et 8e arrondissement, abritent des boutiques de luxe et des galeries d’art derrière lesquelles se cachent des instants de l’histoire de Marseille.

38 rue Paradis

Le numéro 38 de la rue Paradis fut l’adresse de l’épicerie Charles Meunier dans laquelle Stendhal entra comme commis en 1805. Pendant le séjour de l’écrivain dans la cité phocéenne, le commerce sera transféré rue Venture, où se trouve désormais une plaque en l’honneur de l’auteur de La chartreuse de Parme.

58 rue Paradis La façade Louis XV de l’hôtel particulier situé au 58 rue Paradis, compte parmi les plus belles œuvres architecturales de la rue. Construit au XVIIIe siècle par Alexandre Louit, commissaire principal à l’arsenal des galères, l’hôtel Pascal doit son appellation au banquier Pascal qui en fut le propriétaire.

L’urbanisation de la rue a pris plusieurs années, avant qu’elle ne devienne l’artère qu’elle est aujourd’hui. En 1666, la rue Paradis reliait la place du Général-de-Gaulle à la place Estrangin-Pastré (6e). Elle a ensuite été prolongée en 1803, jusqu’à la rue Falque (6e), puis en 1848, jusqu’à la place Ernest-Delibes (8e) et enfin en 1880, jusqu’à l’avenue du Prado (8e).

124 rue ParadisLa rue tire son nom du prieuré Saint Pierre de paradis et de l’église Sainte Marie du Paradis, respectivement érigés aux XIe et XIIIe siècles. C’est pourtant l’église Saint Joseph, nichée au 124 rue Paradis, que les Marseillais admirent aujourd’hui sur la longue artère. L’œuvre de l’architecte Pascal Coste, construite au XIXe siècle, est classée monument historique depuis 1999.

146 rue ParadisDes peintures égayent les façades latérales de deux édifices de la rue Paradis. Le ballet national de Marseille, fondé par Roland Petit en 1972, est mis à l’honneur sur l’un des murs de l’école supérieure de commerce située au numéro 148. Si le chorégraphe a quitté la compagnie en 1998, son nom est inscrit sur la façade, en dessous de trois « petits rats » qui s’entraînent accompagnés d’un pianiste.

rue Paradis Quelques mètres plus loin, une autre immense œuvre, signée Guy Tempier, représente une femme assise au bord de l’eau le regard tourné vers l’horizon, alors qu’un paquebot semblable au Titanic vogue au large.

Dans le 6e arrondissement, les boutiques de luxe laissent place aux établissements d’enseignements. Un parking a néanmoins supplanté le Collège Moderne Pierre Puget, qui accompagnait les jeunes gens jusqu’au baccalauréat. Des élèves regagnent encore, chaque année, les bancs du lycée privé Notre-Dame de Sion et ceux du lycée Périer (actuellement en travaux), aux 231 et 270 rue Paradis.

rue ParadisDeux adresses sont tristement célèbres dans le 8e arrondissement : le 425 et le 588. La première abritait la Gestapo durant la seconde guerre mondiale. La seconde est une adresse fictive puisque la rue Paradis s’achève au 576. 588, rue Paradis est la dernière réalisation d’Henri Verneuil, 20 ans après Mayrig dans lequel il retraçait son enfance en France à la suite de génocide arménien.

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