François Bayrou, « candidat de la vérité »…

15 Avr

« Je suis le candidat de la vérité et de la volonté de la France », a affirmé François Bayrou, en meeting au Silo, à Marseille. Devant près de 2000 personnes, le candidat du MoDem a voulu s’imposer en opposition à ses concurrents qui « ont choisi de raconter des histoires ».

Le député des Pyrénées-Atlantiques a justifié ces mensonges qu’il qualifie d’ « abus de confiance envers les citoyens ». Nicolas Sarkozy « ne veut pas qu’on regarde son bilan de près » a estimé François Bayrou avant d’ajouter « François Hollande a choisi de faire des promesses en l’air ». L’ancien ministre de l’Éducation nationale ne juge pas réalisable la création de postes dans l’enseignement que propose le candidat socialiste.

Si le président du MoDem ne s’est pas attaqué à ses autres adversaires, Saïd Ahamada – porte-parole du parti – avait, en préambule, égratigné Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, qui « fait du vieux avec du vieux ». François Bayrou a préféré critiquer le fond que la forme. Il a néanmoins fait une allusion aux « meetings qui se veulent monumentaux à Paris », sous les huées de l’assistance, qu’il a tenté de tempérer. Le candidat MoDem a ensuite souligné que « ce n’est pas à la dimension des foules des meetings, qu’on mesure la vérité du discours qu’on y tient ». Il a d’ailleurs proposé, par la suite, de modérer les dépenses en campagne électorale.

A l’instar des ses adversaires, François Bayrou a cité les personnalités présentes au Silo : Christophe Bouchet, ancien président de l’OM ; Jean-Paul Brighelli, essayiste ; Jean Lassalle, député des Pyrénées-Atlantique ; Eric Le Dissès, maire de Marignane ; Robert Rochefort ou Rosalie Kerdo.

Après avoir longuement prôné le fait de produire en France, le candidat a plus brièvement énuméré des propositions qui ont réjoui la salle, faisant trembler le sol en tapant des pieds et agitant des drapeaux et pancartes en tous sens. Le député des Pyrénées-Atlantiques souhaite « mettre un terme au cumul des mandats » ; que la présence des élus soit obligatoire à l’Assemblée Nationale ou au Sénat pour qu’ils puissent voter ; rendre publics ces votes et diminuer le nombre de députés et de sénateurs. A une semaine du premier tour de l’élection présidentielle, le troisième homme de 2007 s’est attardé sur une mesure : la validité du vote blanc, « parce que (voter blanc), c’est un acte citoyen ».

« Nous sommes là pour que la France n’ait pas la gueule de bois le 7 mai », a clamé François Bayrou, en référence à l’article intitulé « 7 mai, gueule de bois » de Jacques Attali. A l’issu de l’élection présidentielle, « nous construirons une majorité nouvelle » a déclaré Jean-Luc Bennahmias. Une projection qu’avait également fait François-Xavier de Peretti. Avant de conclure, le candidat MoDem s’est félicité : « Jamais une seule de nos affirmations n’a pu être mise en défaut dans cette campagne ».

Retrouvez plus de photos de ce meeting.

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