Jean-François Kahn souhaite une « une reconquête des valeurs abandonnées à l’adversaire de la république »

17 Fév

« Il faut vaincre le cancer de la dette » a lancé Jean-François Kahn lors du débat organisé par le Modem, hier à Marseille, sur le thème « Les classes populaires sont-elles réactionnaires ? ». En présence de Jean-Luc Bennahmias, François-Xavier De Peretti et Christophe Madrolle et devant moins d’une centaine de personnes, le journaliste a discouru pendant près de deux heures au château des Fleurs.

Jean-François Kahn, Jean Luc Bennahmias et Christophe Madrolle.

Celui a qui l’on a demandé s’il était devenu « lepeniste » lorsqu’il a décidé d’appeler son magazine Marianne souhaite une « une reconquête des valeurs qu’on a abandonné à l’adversaire de la république. » Le pamphlétaire croit en certaines valeurs, dont la famille, considérées comme « presque fascisante » par l’opinion publique et qu’il ne veut plus voir associé au Front National. « Le drapeau tricolore, la république, la laïcité, on leur avait donné, il faut tout leur reprendre parce que c’est à nous, ça nous appartient ». Jean-Luc Bennahmias avait d’ailleurs, en préambule du discours du journaliste, déclaré : « Nous voulons tirer vers le haut la devise » Liberté Égalité Fraternité, auquel il a ajouté la laïcité.

Les deux hommes s’accordent ensuite sur le fait qu’il ne faut pas diviser la population, déjà « désespérée ». Un point qui les conduit vers l’actuelle campagne électorale, puisque Jean-François Kahn estime que si Nicolas Sarkozy met en place les référendums qu’il a annoncé, cela divisera les Français et « espère au mieux que ce soit un mensonge ».

« Le dernier candidat s’est déclaré hier à la surprise générale » a déclaré Jean-Luc Bennahmias, provoquant les rires de la salle, avant d’ajouter quelques minutes plus tard : « on va finir avec six ou sept candidats ». Le vice président du Modem constate qu’au delà du ralliement de Christine Boutin (PCD) et Hervé Morin (Nouveau Centre) à la candidature du président de la république, « on a perdu plein de candidats dans cette campagne », en songeant à celles de Dominique Strauss-Kahn, Nicolas Hulot, Jean-Pierre Chevènement ou encore Jean-Louis Borloo. Ce qui importe pour le député européen c’est avant tout la candidature « d’axe central, de majorité nouvelle », de François Bayrou. Unis dans leur soutien au Modem, les journalistes ne placent pas le parti au même niveau dans l’échiquier politique, puisque Jean-François Kahn aimerait « qu’on se définisse moins au centre, plus en avant », c’est à dire au delà de la gauche et la droite, puisque c’est ici que se trouvent les solutions. 

En outre, si l’éditorialiste a avoué, « ça ne veut pas dire que je suis d’accord avec tout » – d’ailleurs, il ne pense pas qu’une personne puisse être systématiquement en accord avec chacun des choix du candidat qu’il a choisi – Jean-Luc Bennahmias est resté optimiste : « François Bayrou y croit et je préfère qu’il y croit. La chose est faisable. »

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :