La dame de fer…

15 Fév

« Il est hors de question que je meure une éponge à la main » lance Margaret Roberts à Denis Thatcher, après avoir accepter sa demande en mariage. La dame de fer, le biopic sur la première et unique femme premier ministre de Grande Bretagne est sorti en salle aujourd’hui. Les spectateurs retrouvent d’abord une Margaret Thatcher qui souffre d’hallucinations et mélange le passé et le présent. Par le biais de flashbacks, le parcours de cette femme de pouvoir intransigeante est relaté, de son travail dans l’épicerie familiale à son départ du 10 Downing Street.

« Tu es insupportable Margaret, tu en es consciente ? » demande Denis Thatcher, après que son épouse lui ait confié qu’elle souhaitait briguer le poste de chef du parti conservateur. Bien que le film ne soit pas une ode au féminisme, au palais de Westminster, Margaret Thatcher, avec sa voix aiguë et ses tenues bleus pales contraste terriblement avec les hommes bruyants aux costumes austères, qui l’entourent.

« La forme n’était pas bonne » regrette Julia, étudiante qui s’attendait à connaître plus de détails sur la carrière de l’ancienne premier ministre. Le biopic de Phyllida Lloyd s’attache énormément aux liens qui unissaient la dame de fer à Denis, son époux. Ce dernier l’épaule jour après jour, même après au delà de sa mort, sa tendresse confère un côté plus humain à cette femme qui ne fléchit jamais. Malgré quelques images d’archive du peuple britannique souffrant de sa politique, Margaret Thatcher reste cette fille d’épicier qui lorsqu’elle est au sommet de l’État, connait par cœur les prix des produits de consommation. La « très honorable Lady » est surtout, cette femme âgée, perdue dans ses pensées et qui prend du recul sur ses années de « règne ».

A la fin de la guerre des Malouines, alors qu’elle n’est plus la premier ministre la plus détestée d’Angleterre, Margarat Thatcher apparaît pour la première fois dans le film comme une femme méchante. Sa colère est matérialisée par ses tenues, elle qui n’arborait auparavant que des tailleurs bleus, apparaitra dès lors vêtue de rouge ou de noir.

« Le film m’a déçu, mais les acteurs étaient géniaux » déclare Sarah, mitigée à la fin de la séance. Meryl Streep dévoile différentes facettes de Margaret Thatcher, une femme à la fois tendre et dure, timide et autoritaire, lucide et perdue. L’actrice américaine a déjà été récompensée à plusieurs reprises – un Golden Globe, à la mi-janvier et un BAFTA, dimanche dernier – pour ce rôle qui pourrait lui valoir l’Oscar, le 26 février prochain. Jim Broadbent, qui incarne Denis Thatcher, est également remarquable dans son rôle de pilier protecteur et honnête, qui soutient son « trésor » et sans hésiter à la contrarier, l’appelle parfois « patronne ».

En 1990, après onze ans passés au sommet de l’État, la dame de fer quitte le 10 Downing Street dans un tailleur grenat et foulant un parterre de roses rouges, symbole du sang qu’elle a vu couler. « Allez, vieille branche, haut les cœurs » la rassure une nouvelle fois Denis.

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