Le Téléthon plus fort que la crise…

4 Déc

Les 2 et 3 décembre 2011 s’est tenu le 25e Téléthon. Une année placée sous le signe de la crise et de l’inventivité des organisateurs pour contrer les effets de cette dernière.

« 86 119 425 euros » affichait le compteur à la fin du Téléthon, dans la nuit de samedi à dimanche. Les promesses de dons sont en hausse par rapport à 2010 (84 076 371 euros). Les dons restent néanmoins possibles jusqu’au 9 décembre. En outre, les manifestations qui se sont déroulées sur le terrain n’ont pas toutes fait leurs comptes.

Le Téléthon en guerre contre la crise…

« Nous ne verserons la somme à l’AFM (Association Française contre les Myopathies) qu’en fin de semaine prochaine », confessait Alexia Cordier, chef de produit chez Prémalliance Prado Mutuelle. Le versement sera global avec les agences de Grenoble, Lyon, Clermont-Ferrand et Nice qui participent à la manifestation aujourd’hui ». La complémentaire Prémalliance Prado Mutuelle s’est mobilisée pour la première année. Sur le Vieux-Port, les conseillères ont proposé un quizz aux passants. A chaque personne qui a bien répondu aux trois questions posées et qui a communiqué ses coordonnées, la mutuelle s’est engagée à reverser 5 euros au Téléthon. « Notre association avec l’AFM était prévue depuis un an et nous sommes sur ce projet depuis trois mois », confiait Alexia Cordier, heureuse de voir l’aboutissement de ce partenariat.

Certaines collectes n’étaient pas terminées à l’heure de l’arrêt du compteur à la télévision. La Ville de Marseille a, en effet, mis un chalet à disposition du Port de Marseille Fos, jusqu’à dimanche soir. Au cœur du marché de Noël, le Port vendait un calendrier au profit du Téléthon. Bien qu’associé au Téléthon depuis cinq ans, c’est la deuxième année que le Port vendait des calendriers. Un vente qui s’organise en amont. « Nous avons commencé fin septembre, il a fallu choisir les photos, en faire si celles que nous avions ne convenaient pas et imprimer les calendriers » indiquait Stéphane Pellen, directeur de la communication du Port de Marseille Fos. L’an dernier, le Port de Marseille Fos a donné un « beau chèque » à l’AFM, cette année, ils pensent faire moins. « Les gens regardent mais ne s’arrêtent pas, ils n’ont même plus 5 euros à mettre dans un calendrier » constatait Stéphane Pellen.

Le Téléthon s’arme sur le net…

Conscients de la crise, les animateurs du service public, qui se sont relayés à l’antenne pendant 30 heures, ont usé d’inventivité. Si en 25 ans, une révolution médicale à eu lieu grâce à l’avancée des recherches, une révolution technologique à également eu lieu. Ainsi en 2011, le Téléthon s’est mobilisé sur internet avec la possibilité de faire des dons en ligne, exempts de frais de traitements. Internet a surtout permis de donner sous diverses formes. D’abord, via le Defithon, à l’instar de Soprano qui s’était lancé le défi de porter le maillot du PSG, pour 30 000 euros. Une somme qui n’a pas était atteinte. Ensuite, via Ebay, un site de vente aux enchères en ligne sur lequel les fans pouvaient s’offrir les chaussures d’Anne Roumanoff ou la guitare de Gad Elmaleh, au profit du Téléthon. Enfin, avant le Journal Télévisé, Nagui et Sophie Davant ont animé une émission dans laquelle les chorales des villes ambassadrices se sont disputées les votes par SMS surtaxés des téléspectateurs.

Le Téléthon en croisade sur le Vieux-Port…

Huit villes ambassadrices étaient le reflet de la mobilisation dans toutes les régions : Honfleur (14), Luneville (54), Lons-le-Saunier (39), Chatillon-sur-Chalaronne (01), Montelimar (26), Dax (40), Jonzac (17) et Sucé-sur-Erdre (44). A Marseille, pas de caméras mais une mobilisation centralisée sur le Quai de la Franternité (Vieux-Port). Les habitants de la cité phocéenne ont pu embarquer à bord du bateau Le Frioul’If, amarré au Vieux-Port, pour rencontrer des chercheurs et essayer de mieux comprendre ces maladies, objets des recherches de l’AFM. Pour la première édition de Recherch’thon, l’équipage médical du navire proposait au public de débarquer avec son ADN en tube, pour la somme de 1 euros. Face à cette embarcation « scientifique », un chapiteau s’était lancé un défi intitulé : des mains pour demain. « Depuis 2 semaines, les volontaires d’UniCité récoltent des empreintes de mains dans les écoles, les centres sociaux ou les maisons de retraite, précise Karima, coordonnatrice d’UniCité. L’objectif est de recueillir 25 000 empreintes de main, symboles de la solidarité ». Sous ce chapiteau, les enfants malades ou non, s’agitaient, entre l’atelier maquillage et les assiettes en plastique dans lesquelles ils plongeaient leurs mains pour réaliser leurs empreintes. Les parents n’étaient pas en reste et mangeaient des pâtisseries ou buvaient des boissons chaudes tout en échangeant avec les bénévoles. Des bénévoles bicolores, ceux de l’AFM, en jaune et ceux d’UniCité, en orange. « Cela fait un an et demi qu’UniCité et la Ville de Marseille propose aux jeunes des missions autour du handicap » explique Karima.

Le Téléthon et ses guerriers…

L’arrivée de nouveaux partenaires au Téléthon s’ajoute à ceux des débuts. La BNP Paribas est un partenaire historique, l’agence de Marseille rue San Férréol est sur le front depuis 1996. « Au départ notre partenariat n’était que pour leramassage des fonds des associations », racontait Martine Hanoteaux, assistante Ressources Humaines chez BNP Paribas. Aujourd’hui, les guichets ont été remplacé par les automates, la banque apporte toujours son aide aux étudiants en médecine qui récoltent « beaucoup de monnaie » mais est plus accès sur la vente. Autour d’un stand paré d’une multitude de ballons, les employés de la BNP Paribas s’activaient loin de la hiérarchie habituelle. « Tous les collaborateurs ont apporté les gâteaux qu’ils ont fait chez eux pour les vendre » précise Martine Hanoteaux. Dans une ambiance bonne enfant, certains sillonnaient la rue porte clé « Eugène » en main, quand d’autres préparaient des crêpes.

Le compteur a augmenté grâce à la générosité détournée de la population, payer plus de 300 euros pour assister à l’entrainement et petit-déjeuner avec Camille Lacourt, c’est donner pour le Téléthon. Les organisateurs vont devoir redoubler d’efforts pour continuer à faire grimper ce compteur, qui ne cessait de descendre ces dernières années parce que « 25 ans… et bien des victoires plus tard ! », la recherche a toujours besoin d’argent pour avancer. 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :